Notes du 1er décembre 2004

Les textes sur cette page -- Summary of this page :

-Gauche vs Droite, ou Étatisme vs Liberté ?
-Le pouvoir aux idiocrates
-L'Islam en folie
-La santé publique dans tous ses états


Gauche vs Droite, ou Étatisme vs Liberté ?

«Gauche, droite, gauche, droite...» Si on n'est pas de gauche au Québec, l'opinion courante veut que nous soyions contre le... progrès; pour être progressiste il faudrait être de gauche. Pourtant la gauche et la droite se ressemblent, en ce qu'elles n'hésitent pas à se servir du pouvoir étatique pour atteindre leurs fins. Ainsi, entre les communistes et les nazis, il n'y a pas de différence dans le moyen utilisé, c'est-à-dire la contrainte, l'absence de choix, de liberté. La seule différence fondamentale: pour l'un, c'est la dictature du prolétariat ou du collectif (lisez: du Parti), pour l'autre la dictature de la race (lisez: du Parti). On observe aussi des dictatures fondées sur la religion: en Iran et dans plusieurs autres pays musulmans; le Vatican est aussi une dictature (des cardinaux s'élisent un président à vie) et il a son droit canon comme les musulmans ont leur charia. Entre tous ces extrêmes, il y a plusieurs variantes.

On ne peut défendre la liberté tout en demandant une intervention de l'État ou une croissance des dépenses ou de la réglementation étatiques. Voilà la véritable distinction: entre l'étatisme et la liberté. Évidemment, un monde où les individus sont libres de leurs choix n'est pas parfait mais l'imperfection de ce monde est sans doute préférable à une société de fourmis où l'erreur est décrétée et où tous se trompent collectivement.

Le président de l'Institut économique de Montréal, dans un article publié dans Les Affaires et reproduit sur le site de l'Institut (voir GAUCHE, DROITE, GAUCHE, DROITE...) écrit qu'il est «temps de mettre au rancart la distinction traditionnelle entre la droite et la gauche, et de distinguer plutôt entre, d'une part, les étatistes, qu'ils soient de droite ou de gauche, et, d'autre part, ceux qui favorisent réellement la liberté individuelle».

La distinction entre gauche et droite appartient plutôt à la phraséologie de la novlangue (Newspeak) des collectivistes.

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Le pouvoir aux idiocrates:

--«C» difficile au Québec et ça risque de l'être de plus en plus, bactérie ou pas. Il semble que nous vivons une variante de démocratie que l'on pourrait appeler «idiocratie» (ne pas confondre avec idiosyncrasie). Il faut le croire à constater le pouvoir que les groupes d'activistes exercent sur le gouvernement (syndicats, plus une pléiade de collectifs dans plusieurs domaines, dont l'environnement). Le gouvernement Charest ne gouverne plus que par l'opinion des activistes et des médias. Je lis par exemple ce titre dans un quotidien étatiste bien connu de Québec, au sujet du projet Suroît : «Le gouvernement Charest plie devant les pressions populaires». Pardon, le hic, c'est que la majorité des gens ne savaient pas à quoi s'en tenir sur cette question et que les pressions sont venues de groupuscules d'activistes, vendeurs entre autres choses de moulins à vent, subventionnés par nos impôts et qui obtiennent facilement la complaisance des médias idolâtres de tout ce qui peut justifier une intervention étatique. Si Hydro-Québec était privatisée il y aurait moins d'interventions politiques sur des décisions qui devraient avant tout répondre à des critères de rentabilité.

--Le gouvernement du Parti libéral du Québec ne sait plus sur quel pied danser. Sa dernière trouvaille: le développement dit durable. Le ministre responsable de l'environnement n'y voit qu'une autre façon de lever de nouvelles taxes. Avant les élections de 2003 ce parti nous promettait des baisses d'impôt et un... État réinventé. J'ai écrit quelques textes là-dessus qui se sont avérés justes (voir la liste des textes sur ce site). La réingénierie piétine, n'accouche pas, et pas de baisses des taux d'impôt. Au contraire le gouvernement a augmenté plusieurs tarifs, dont ceux de l'Hydro-Québec dont il prélève une bonne part des profits. Le ministre du déséquilibre, Yves Séguin, ne va boucler le budget cette année que grâce à une hausse des transferts fédéraux de 780 millions de $. Il n'a rien fait pour réduire la hausse de l'endettement, malgré les... promesses. Le Québec est plus endetté que l'Ontario pour une population 60% moindre. Le gouvernement est incapable de couper dans les dépenses (au contraire, il en ajoute pour plaire à l'électorat et les syndicats de chanter en chœur le partage de la... pauvreté collective). Québec est donc incapable de repayer sa dette sans liquider des actifs.

--Mettez vos ceintures... pour le prochain budget, en mars ou avril prochain, car le gouvernement Charest va soit déclarer un déficit (financé par emprunt et payé par les générations à venir), soit hausser les taxes (sur le revenu et/ou la taxe de vente). Nous ne sommes pas dans la situation des îles Nauru mais nous serions l'Argentine du nord si ce n'était des transferts fédéraux.

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L'Islam en folie:

--Je ne sais pas si je suis devenu immunisé contre les dogmes, du moins les dogmes religieux, mais je n'arrive pas à comprendre pourquoi des centaines de millions de gens, dont plusieurs sont cultivés, peuvent croire dur comme fer à la Bible ou au Coran. Pourtant, les dieux de l'Antiquité gréco-romaine avaient un certain charme... On avait le choix de celui (ou celle) qui faisait notre affaire; et les déesses n'étaient pas voilées comme la sainte Vierge. Elles n'avaient pas honte de leur corps. Elles étaient plutôt comme Aïcha (l'épouse préférée de Mahomet, qu'il a mariée quand elle avait neuf ans), avant que l'Islam prononce les interdits et exige que Aïcha porte le voile pour ne pas inciter les hommes au péché...

--La privation partielle ou totale de liberté n'existe pas seulement dans les pays où l'on taxe beaucoup et où l'État monopolise la production de services et empêche la concurrence et le jeu libre du marché. Ainsi, il faut réellement être mal pris pour se torcher le derrière avec des pages du livre saint, le Coran. C'est pourtant ce qu'a fait un chrétien au Nigéria le 14 novembre, et il a été lynché par une foule de musulmans en colère. Faut croire qu'il n'y avait pas de papier de toilette, mais eux n'ont pas compris. Ici au Québec, on peut s'essuyer avec les pages éditoriales de nos quotidiens, faute de mieux, et il n'y a personne qui va maugréer. C'est sûrement pas le papier qui va se plaindre.

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La santé publique dans tous ses états:

--Difficile de comprendre pourquoi les fonctionnaires de la santé veulent à tout prix nous imposer leurs choix relatifs à notre santé. Serait-ce pour se donner du travail (la santé publique est en effet devenue un baril sans fond, et manquant toujours de fonds...)? Serait-ce parce qu'ils nous aiment? Possible, mais je crois plutôt que s'ils nous aimaient réellement ils nous laisseraient en paix. En tout cas les péchés contre la santé font que l'on meurt moins vieux, donc que l'on coûte moins cher en taxes. Si les services de santé étaient totalement privatisés (suivant le principe... pollueur-payeur dans le domaine de la santé), alors vivre vieux, même à l'état de légume, n'aurait aucun impact négatif sur les impôts. Les seuls à se plaindre seraient les futurs héritiers...

--Les producteurs de cigarettes ont la vie dure. Pourtant, tous sont libres d'acheter ce produit même s'il crée une dépendance. Va-t-on accuser les compagnies pharmaceutiques et les médecins de créer une dépendance avec les médicaments qu'ils produisent ou prescrivent ? Le gouvernement du Québec est producteur et vendeur de jeux et de loteries, il est vendeur d'alcool: ces produits créent une dépendance. Certaines gens s'endettent fortement et se suicident... «Ici-bas, rien n'est complet que le malheur», disait Balzac dans La peau de chagrin. L'alcool est un problème social (violence familiale, absentéisme au travail, accidents de la route, l'alcool est dépressif). Mais comme il est vendu par notre État, au contraire du tabac, peu de gens trouvent à redire.

--Ces gens qui vivent dans des habitations le long d'autoroutes où la circulation est dense ont tous les poumons noirs de carbone. Je ne suis jamais allé vérifier mais je devine. S'ils sont atteints d'un cancer aux poumons et qu'ils ont fumé ou été en contact avec un fumeur, la faute revient bien sûr à la cigarette. Autre sujet de prédilection: les kapos de la santé rendent responsables de l'obésité (qui est souvent héréditaire) tous les vendeurs de mets qui contiennent du gras. En tant que consommateurs, nous serions tous des irresponsables. La cuisine québécoise traditionnelle était pourtant très riche en gras, et faite à la maison SVP. C'est même une nécessité dans notre climat froid d'avoir un peu de gras. Le lard salé n'était pas interdit. Mais on était moins assis à regarder la tv. Ottawa lance maintenant la guerre aux gras de type trans (de transformation). Le gouvernement et ses fonctionnaires veulent nous dicter quoi manger. Pourtant, s'il y a des gens obèses c'est bien à l'Assemblée nationale, à la Chambre des communes et dans les bureaux des ministères. On ne maigrit pas à pousser des crayons ou à somnoler sur des chaises confortables de députés.

--Aux États-Unis, leurs activistes viennent de se rendre compte que leur estimé de 400 000 décès dus à l'obésité était lui-même obèse, c'est-à-dire gonflé. Si on additionnait tous les décès annoncés par la santé publique je vous parie qu'il n'y aurait plus personne dans dix ans.

--Aux États-Unis les recours en dédommagement sont une manne pour les avocats mais on se rend de plus en plus compte qu'ils (les recours ou les avocats, à votre choix) ont des effets pervers. Le président Bush a promis de légiférer pour limiter les poursuites pour erreurs médicales par exemple. Le Cato Institute citait récemment un éditorial du Wall Street Journal sur les poursuites relatives à l'amiante. Le coût est faramineux. Voir l'article «Asbestos Liability Should Be On Domestic Reform Agenda». 90% des réclamations sont fictives. La plupart des symptômes bénins ressemblent à quelque 130 inflammations pulmonaires causées par d'autres particules.

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