Quelques textes en 2005

Les textes sur cette page -- Summary of this page :

-- John F. Kennedy was wrong
-- Un Québec libre, pour qui ?
-- Mario Dumont serait-il pour l'immoralité en politique?
-- Avec notre outil étatique, deux plus deux sont toujours inférieurs à quatre ( 2+2<4 )
-- Santé publique ou santé privée ?
-- Divers: -- À «Ushuaïa Nature»: le peuple des Nenets de Sibérie, un des rares peuples encore libre.
-- Les ayatollahs du bien commun
-- «Innocents Betrayed» (behind gun control there is always a tyrant --or a collection of tyrants-- with a great vision)
-- Pensées profondes sur les tsunamis et toutes les catastrophes en général
-- Le conseiller de Paul Martin Maurice Strong
-- La santé publique de plus en plus malsaine
-- Le Parti libéral du Québec après deux ans


John F. Kennedy was wrong

In a speech often cited as an example of the search for the common good (or whatever it means), former president Kennedy said the year he was assassinated, in 1963: «And so, my fellow Americans: ask not what your country can do for you - ask what you can do for your country.»

It is true that what governments give has been taken forcibly to somebody else; too many people think they can get a free lunch from governments and that what they receive does not cost anything (in fact, what they receive always costs a lot more). However, the second part of the sentence («ask what you can do for your country») can be interpreted in many ways. Governments are usually asking for higher taxes to pay for ever increasing expenses. Instead, JFK should have said, more correctly: «Ask not what your country can do for you but rather what you can do for yourself.»

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Un Québec libre, pour qui ?

Les révélations de la Commission Gomery ont suscité un dégoût du gouvernement libéral; au Québec, ce dégoût a débordé, il fallait s'y attendre, sur le fédéralisme lui-même, car les témoignages entendus ont démontré que tous les moyens sont bons pour «sauver le Canada» et que les dés ont été pipés par les fédéralistes au référendum de 1995. Les libéraux ont exploité la peur pour se servir à même l'auge remplie par les payeurs de taxes.

Mais le graissage de ses petits amis n'est pas en soi le propre d'une structure fédérative de gouvernement. Il n'y a pas de lien de cause à effet. Les états unitaires peuvent même être pires à ce point de vue puisque le pouvoir y est moins partagé; il y a moins de ce qu'on appelle en anglais des «checks and balances».

Parmi les principales illusions auxquelles j'ai cru pour «changer le monde» en se servant de notre soi-disant «outil de développement», l'État, il y avait l'indépendance du Québec. Je n'étais pas nationaliste; ce narcissisme collectif ne m'attirait pas, non plus que le nationalisme canadian. Mais j'ai participé à quelques mouvements dits séparatistes, dont le Mouvement souveraineté-association (le MSA), de René Lévesque, dès sa formation en 1968, pour ensuite rejoindre son successeur, le Parti québécois jusqu'au référendum de 1980. Ceci faisait partie de mes expériences de constructivisme social (1), ou d'ingénierie sociale, ou d'étatisme, les Québécois servant de cobayes. Voici en quelques mots pourquoi j'ai changé d'idée sur le projet d'un Québec libre.

«L'argent est à Ottawa», mais c'est l'argent de qui ?

Le titre que j'ai choisi est peut-être inexact. Depuis le référendum de 1995 les indépendantistes parlent rarement d'un Québec libre. Sans doute se sentent-ils piégés par ce qu'ils ne veulent pas offrir aux futurs citoyens du Québec. Le discours est devenu moins nationaliste et plus structuraliste, quoique la reconnaissance du Québec comme nation fasse encore partie du décor. Nous serions en effet une nation asservie depuis 1760. Mettons de côté les discussions sur le sens de mots (on n'en sortira jamais) et laissons le passé où il est.

En principe, le Québec en tant qu'entité politique ayant les mêmes pouvoirs que le gouvernement canadien est aussi justifié que le Canada ou n'importe quel autre gouvernement. Le principal argument servant à justifier que tous les pouvoirs soient détenus par la nomenklatura politique du Québec est que «l'argent est à Ottawa». «Notre» État coûtant de plus en plus cher, les souverainistes demandent qu'Ottawa cèdent ses sources de revenus afin de pouvoir financer leurs propres ambitions et les demandes incontrôlables des nombreux bénéficiaires de cet État omniprésent, omniscient et tout-puissant qu'ils ont contribué à créer. Le soi-disant déséquilibre fiscal a mis du poids aux revendications souverainistes, du moins en apparence, car le fait qu'un gouvernement ait un surplus budgétaire n'est pas en soi une preuve de déséquilibre par rapport aux autres niveaux de gouvernement qui ont accès aux mêmes sources de taxation. Il ne s'agit donc que d'une lutte pour le pouvoir conduisant à une sorte de révolution de palais, l'un essayant d'accaparer les pouvoirs de l'autre afin de jouir de toute l'assiette fiscale.

Les grands gagnants seraient les groupes d'intérêts entretenus par l'État

Imaginons trois acteurs d'un jeu où un des acteurs (le payeur de taxes) est toujours le perdant, que nous appelerons P. C'est P qui fait vivre les deux autres, qui sont G1 (Canada) et G2 (Québec). Ceux-ci se chicanent continuellement sur leurs pouvoirs réciproques vis-à-vis P. Pour acheter le vote de P, G1 et G2 préfèrent ne pas accroître leurs pouvoirs directement sur P, lequel manifeste un rejet croissant des interventions étatiques, en particulier du fardeau fiscal. P n'a qu'un espoir lointain d'éliminer G1 et G2, ensemble ou séparément... Quelle devrait être la stratégie de P, considérant que G2 lui fera supporter le coût du manque de collaboration de G1 (les coûts de transition) et que pendant que G1 et G2 lui font la cour, P jouit peut-être d'une plus grande liberté qu'autrement ? Serait-il préférable pour P qu'il revendique pour G2 une simple décentralisation des pouvoirs de G1 vers G2, accompagnée d'un... amaigrissement de ces pouvoirs ?

Et pourquoi ne pas revendiquer une décentralisation de ces pouvoirs vers l'individu (P ci-dessus, qui serait alors gagnant de l'exercice) ?

C'est sur cet aspect que les souverainistes font fausse route, en associant tous les problèmes du Québec à un dysfonctionnement d'une structure politique fédérale et en remettant à plus tard ce qu'ils pourraient faire maintenant. En fait, sur un plan strictement structurel, Trudeau le centralisateur à Ottawa avait autant raison que Lévesque le souverainiste. S'il suffit en effet d'éliminer les dédoublements bureaucratiques, pourquoi ne pas éliminer G2 plutôt que G1 ? Le Parti québécois lui-même a montré la faiblesse de son raisonnement lorsqu'il a imposé les fusions municipales. Nous voyons maintenant le résultat. Évidemment les économies présumées ne doivent pas être la seule raison motivant la préférence d'un régime par rapport à un autre. Voir à ce sujet mon texte «Pour que le peuple gouverne», écrit il y a déjà cinq ans.

J'ai donc pris conscience que cet exercice collectiviste, nationaliste, n'était qu'une lutte de pouvoir où l'individu (c'est-à-dire le nous au singulier) est considéré comme la quantité négligeable, au même titre que le militaire qui envoit ses soldats à l'abattoir pour dorer son blason. Les trois vieux partis en présence (Parti libéral, Parti québécois, et... l'Action démocratique, lequel essaie toujours de mimer les deux autres) montrent une préférence marquée en faveur de l'intervention étatique, quoiqu'à divers degrés. Entre les trois, les différences sont mineures.

De plus, mon contact quotidien avec la fonction publique québécoise pendant 15 ans a renforcé mes doutes sur les avantages présumés et les risques de l'aventure souverainiste. Pourquoi transférer au Québec les structures bureaucratiques fédérales si cela ne soulage pas le fardeau supporté par nous tous, les individus ? Les fonctionnaires québécois seront-ils plus efficaces dans une situation de monopole ? En fait, en quoi l'efficacité des fonctionnaires peut-elle nous être utile en tant qu'individus, si le Québec souverain ne signifie pas plus de souveraineté en faveur des individus mais au contraire le renforcement de l'appareil gouvernemental ?

Finalement, les problèmes de transition (car il y en aura plusieurs) ne pourront que donner de l'eau au moulin à tous les activistes, syndicalistes et autres groupes d'intérêts qui sautent sur toutes les occasions pour exiger une hausse des avantages qu'ils reçoivent des payeurs de taxes et des consommateurs. Nous voyons déjà qu'aujourd'hui ce sont eux qui mènent le bal. Les manifestations sont leur sport favori. Comment pouvons-nous espérer faire mieux avec plus de pouvoirs quand nous ne savons pas utiliser ceux que nous avons déjà ? Le Québec est miné, non pas par le fédéralisme en soi, mais par ses groupes de pression qui cherchent continuellement à tirer le maximum d'avantages à la fois des consommateurs et des payeurs de taxes, tant à Québec qu'à Ottawa. Il serait totalement improductif que nous ayons encore à discuter de tout ceci au cours d'un troisième référendum.



(1) Des exemples extrêmes de constructivisme social sont le nazisme (au nom de la race), le communisme (au nom de la classe sociale) et l'islamisme (au nom de la religion). Entre ces extrêmes il y a une infinité de variantes d'interventionnisme au nom du «bien commun», de la santé publique, de la solidarité, de la foi, etc. En soi, il est certes louable de vouloir améliorer les choses sauf que les idéologues d'un certain collectif le font de façon coercitive, au mépris de la liberté individuelle. Il n'y rien de plus dangereux que quelqu'un qui croit avoir toujours raison et qui s'inspire d'une idéologie fondée sur des dogmes et prétendant répondre à tout. Le meilleur constructivisme est celui qui suit la règle suivante: Ne pas faire à autrui ce que nous n'aimerions pas qu'il nous fasse à nous-mêmes. Ainsi, je ne demanderai jamais des avantages au gouvernement car je sais qu'il devra voler d'autres personnes, via les impôts, pour me payer ces avantages... Retour >>

1er juin 2005

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Mario Dumont serait-il pour l'immoralité en politique?

Le chef de l'Action démocratique Mario Dumont a déclaré à une journaliste du magazine L'Actualité (voir "Y a-t-il une droite au Québec?" dans L'actualité du 1er avril 2005): «Les valeurs morales ne figurent pas à notre programme. Il n'y a aucun marché pour ça en politique au Québec.» C'est curieux. Je croyais que lorsque les politiciens votent des lois, contre la criminalité par exemple, c'est parce que le crime est immoral. Quand les politiciens acceptent l'avortement sur demande, c'est sûrement parce que leur morale ne s'y objecte pas. On dit alors qu'ils ont une morale... élastique. Ils ont aussi une morale très élastique quand ils dépensent l'argent des payeurs de taxes. Serait-ce pour cette raison que Mario veut séparer la morale de la politique? Ou serait-ce parce qu'il confond religion et morale? En tout cas, ça mérite des précisions. Pas nécessaire de croire en un Dieu pour avoir une certaine notion de ce qui est bien ou mal. Croire que la morale n'a pas à se mêler de politique, et vice-versa que les politiciens ne doivent pas s'inspirer de principes moraux, qu'ils n'aient aucune valeur, c'est accepter tout cru la recherche du pouvoir pour le pouvoir, dans le sens du Prince de Machiavel.

Voici toutefois une nuance, qui est importante: un meurtre ou un vol est un acte à caractère moral et il y a tort à autrui; je désapprouve totalement les interventions étatiques pour pénaliser des actes ou comportements qui ne font aucun tort à personne. Exemples: en matière de mariage (dont le mariage gai), de consommation de biens ou services jugés illicites, mais entre personnes consentantes (prostitution, marijuana, etc.). L'euthanasie et l'avortement devraient être jugés au cas par cas. Au lieu de l'avortement, nous pourrions enlever les barrières à l'adoption. Quant à moi, les notions de bien et de mal sont relatives, non absolues; elles se dégagent de l'expérience.

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Avec notre outil étatique, deux plus deux sont toujours inférieurs à quatre ( 2+2<4 )

À l'exemple de la fourmilière, il nous est présenté comme une évidence que le collectif est supérieur à tous les individus que nous sommes, que l'individu doit obéir aux lois (adoptées par la... majorité, donc justes), ou que le bien commun prime sur le bien individuel. La foule serait une force en soi, alors qu'elle ne peut qu'être inférieure à la somme de ses parties puisque celles-ci sont privées d'initiative en faveur des meneurs de foule. L'initiative et la concurrence sont des mots honnis des étatistes car ces gens-là ne se sentent forts que lorsqu'ils sont en «gang»; ils ont la mentalité du berger qui engraisse son troupeau pour finalement le conduire à l'abattoir.

Au roman de George Orwell «Nineteen Eighty-Four», la propagande fait accroire que deux plus deux égalent cinq. C'est la traduction littéraire de l'axiome marxiste et de l'ingénierie sociale en général que la somme est supérieure à ses parties. Les hommes feraient un saut qualitatif en s'unissant entre eux. Une révolution serait un tel saut qualitatif.

Ceci n'est pas corroboré par les faits. Le collectivisme est un frein au progrès, comme l'ont démontré les expériences communistes. En premier lieu, l'axiome collectiviste confond société et État. Vivre en société n'implique pas la contrainte étatique; le vrai libéralisme (pas celui de nos liberals au pouvoir) défend la liberté des échanges, ce qui suppose la liberté d'association. Par contre le collectivisme implique des décisions contraignantes au nom de la majorité, et le plus souvent au nom d'une majorité fabriquée et intolérante. Il monopolise les ressources en faveur du gouvernement et d'objectifs dictés par le gouvernement. Nos gouvernements gouvernent par décret après avoir obtenu un mandat très général à tous les quatre ou cinq ans. Le pouvoir politique n'est que le pouvoir de certains de s'approprier la liberté de tous.

Deuxièmement, dans cette société québécoise, si la somme était supérieure à ses parties nous verrions les bénéfices retomber sur tous. Or, ce que nous observons au contraire c'est que les individus se voient incapables de donner leur plein rendement à cause de l'intervention étatique. Les individus passent une bonne partie de leur temps à se conformer aux directives de l'État. Ces directives sont elles-mêmes contraires à l'efficacité économique. L'effort n'est pas récompensé. C'est plutôt la recherche de bénéfices venant de l'État qui l'est. Le gouvernement n'est pas un bénéfice net, c'est un coût.

Troisièmement, si l'axiome prêché par nos collectivistes était vrai les sociétés où les individus se soumettant le plus à l'État seraient les plus heureuses. Nous observons plutôt le contraire. L'histoire est pourtant révélatrice. Comment peut-on dire que la somme est supérieure à ses parties quand, dans les régimes communistes par exemple, les individus valent moins qu'auparavant? Combien de morts faut-il pour que l'axiome collectiviste devienne réalité? En Corée du Nord, par exemple, deux plus deux ne font même pas trois. Rien de pire qu'une foule. Les individus peuvent y perdre la raison.

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Santé publique ou santé privée ?

Je donne à la page d'accueil un lien aux principaux écrits de l'économiste Frédéric Bastiat, entre autres «Services privés, services publics» où Bastiat démolit (il y a plus de 150 ans!) les sophismes quant à la supériorité des services publics. Pour mieux comprendre la source des problèmes de la santé publique, comparons brièvement la santé soviétisée que nous avons à un service qui est encore privé, celui de la réparation et de l'entretien de votre automobile...

Il y a beaucoup en commun entre les services requis par une automobile et celui du corps humain: examen régulier et préventif, entretien, urgences en cas d'accident, etc, jusqu'au décès (recyclage ou cimetière...). Sauf que l'un est contrôlé par l'État et ses fonctionnaires et l'autre est satisfait par l'entreprise privée sans autre planification que celle du marché, de l'offre et de la demande. Les services de l'automobile sont pourtant complexes: nombre élevé et varié de pièces, besoin de spécialisation, etc. Imaginez un instant si ces services relevaient du gouvernement...

Imaginons par exemple que le ministre Couillard, nouveau ministre des Transports (de qui relèverait les services automobiles), ait à discuter en commission parlementaire de l'emplacement d'un garage dans votre région..., disons d'un garage de niveau universitaire pour la formation des mécaniciens. Ce serait beau à voir. Dans un régime privé, les investissements suivent la demande; comme les services sont désormais gratuits le ministre devrait évaluer la demande mais il ne pourrait le faire que de façon arbitraire puisqu'il a éliminé le marché qui permettait de révéler cette demande. Le choix serait politique.

Présentement, même si les services de mécanique automobile ne sont pas parfaits vous avez quand même la liberté de choix, ce que vous n'auriez plus avec un régime public. Vous n'auriez droit qu'à un modèle de voiture. Présentement, votre mécanicien traite votre automobile aux p'tits oignons, même s'il s'agit uniquement d'un changement d'huile; mais comparez avec les services reçus d'un médecin qui, après un temps d'attente de plusieurs heures, vous prend seulement le pouls et la pression... Les médecins ignorent ce qu'est un examen médical. S'il y a un problème, les médecins vous envoient à un spécialiste.

Évidemment, comme les services de santé sont un baril sans fond le gouvernement serait appelé à faire des... «choix de société», c'est-à-dire que la priorité serait donnée aux services de santé et non aux services à l'automobile. Vous devriez vous mettre en file d'attente pour l'achat d'une automobile et vous devriez probablement vous rendre à l'hôpital en utilisant les transports en commun, inexistants à la campagne! Par contre, les ministres auraient encore leurs limousines!

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Divers

-Le peuple des Nenets de Sibérie: quel peuple fier (35 000 environ) ces Nenets qui vivent au nord de la chaîne de l'Oural, en Sibérie. Leur mode de vie est similaire à celui des Lapons, que l'on retrouve aussi au nord de la Russie, mais dans la région de Mourmansk plus à l'ouest (près de la Finlande). C'était un reportage de Ushuaïa Nature, réalisé en 2002, et présenté le 2 mars à RDI. Les Nenets vivent de l'élevage du renne (caribou) et de la pêche. Leur seul lien avec le sud se fait au moyen d'un vieil Antonov biplan, monomoteur, monté sur des skis. Les Nenets semblent bien se débrouiller, même s'ils n'ont pas une armée d'avocats et de lologues à leur service et ne reçoivent pas des milliards de $ d'Ottawa et de Québec ou de Moscou! Ils démontrent que l'on peut vivre sans État. Ils n'ont pas besoin de policiers. Mais heureusement que Vladimir est loin.

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Les ayatollahs du bien commun

Il y a 60 ans que le monde a pris connaissance de la Shoah, en partie causée par l'inconscience et l'antisémitisme sournois des autres pays depuis en particulier les lois nazies de Nuremberg de 1935 (au Canada par exemple, un directeur de l'Immigration aurait déclaré, parlant des Juifs: «One is too many.»). Or, parmi les slogans des Nazis il y avait celui-ci:
«Gemeinnutz von Eigennutz!» («Le bien commun avant le bien de soi!»)
Voir le lien Nazi regulations of November 11, 1938 (against firearm ownership by Jews). Tous les collectivistes portent un grand intérêt envers le «bien commun». GBS 101*: méfions-nous de ceux (en particulier des médias et les politiciens) qui nous parlent continuellement du «bien commun», une notion qui peut être servie à plusieurs sauces, celles généralement préférées, entre autres, par les ayatollahs de la pureté sanitaire et morale.
* GBS= Gros Bon Sens.

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Innocents Betrayed

"Innocents Betrayed" is a documentary that shows how gun control can lead to mass killings and genocide. This DVD has been produced by Jews for the Preservation of Firearms Ownership (see link). Politicians tell us that gun control is intended to reduce homicides or suicides, but instead the real aim is to control a population, and particularly minorities, to leave them at the mercy of a few. In a Brave New World of state controllers, there is no desire for guns because guns could be used against the controllers. The result is often dramatic, as history shows for the Armenians of Turkey (1,5 million people massacred in 1915), to Russia, China, to Cambodia, to Rwanda, to Sudan, etc. See the Nazi regulations of November 11, 1938 (against firearm ownership by Jews). «Innocents Betrayed ... shows why gun control must always be rejected.» (Rep. Ron Paul, US Congressman, Texas, 14th District)

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Pensées profondes sur les tsunamis et toutes les catastrophes en général

Le malheur des uns fait souvent le bonheur des autres. Évidemment, les requins ont eu leur festin. Mais des humains aussi. Les milliards pleuvent. Ce sont les gouvernements, dont l'ONU, et les intermédiaires qui vont d'abord se servir.
Imaginons qu'une catastrophe d'une telle ampleur s'abatte sur le Québec. Il faudrait alors importer des psys.
Malgré ce que croient des musulmans qui disent que c'est une punition d'Allah (le tourisme apporte son lot de péchés...), c'est une catastrophe naturelle. Quelle idée de vouloir vivre dans une région volcanique, à la jonction de deux plaques tectoniques et dans une zone côtière de basses terres?!! Les probabilités sont qu'un tel événement va se reproduire dans quelques dizaines d'années. Mais c'était un... petit tsunami, de dix mètres environ. L'île de Terre-Neuve a été frappée en 1929. Un méga-tsunami de quelque 150 mètres s'est déjà produit en Alaska, causé par un glissement de terrain, et il y aurait une possibilité que cela se produise sur la côte Atlantique.

Mais pensons aux... impacts économiques! On ne peut créer d'emplois sans faire de victimes. C'est le fondement même de la théorie économique de Keynes, dont je donne quelques citations (voir ce lien). Le chef du Parti québécois, Bernard Landry, serait d'accord là-dessus: il faut détruire pour pouvoir construire. Et combien de politiciens en ont profité pour partir en voyage ! Keynes est vénéré par tous les étatistes qui n'ont pas l'honnêteté intellectuelle d'avouer qu'ils sont marxistes.

Je disais donc que c'est une catastrophe naturelle. Les épidémies, comme la peste (au 14e siècle, 25 millions de morts en Europe), ont fait pire. Les humains aussi: guerres, génocides. Les milliards de $ ont-ils plu pour le Rouanda? La Turquie ne reconnaît pas encore son rôle dans le massacre des Arméniens, en 1915. Il ne restait plus que quelques milliers de Juifs en Pologne en 1945; ils étaient 3,3 millions en 1939. Que penser des centaines de millions de victimes des régimes communistes? Seulement en Corée du Nord, plusieurs millions sont morts des suites de l'action du régime qui est encore au pouvoir.

Notre premier ministre Paul Martin a sauté sur l'occasion pour mousser son gouvernement minoritaire qu'il aimerait bien voir majoritaire aussi tôt que possible. Reste à voir si l'occasion va faire le larron. Va-t-il réussir à faire un tsunami... de libéraux?? N'a-t-on pas suffisamment vécu de catastrophes???

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Le reportage de Zone libre sur Maurice Strong

Le PM du Canada Paul Martin doit beaucoup à Maurice Strong, qui l'a fait entrer chez Power Corporation pour ensuite, grâce à un emprunt garanti par Desmarais, obtenir le contrôle de Canada Steamship Lines. À 78 ans, Strong joue encore un rôle de conseiller auprès de Kofi Annan et de Paul Martin. Le reportage de Radio-Canada, présenté à l'émission Zone Libre le 18 décembre 2004, était en quelque sorte une homélie louangeant Maurice Strong, un homme qui serait totalement désintéressé et voué au bien commun.

J'ai noté au moins deux phrases contradictoires de Strong (un Doublethink, dans le dictionnaire du NEWSPEAK) démontrant l'hypocrisie manipulatrice du personnage. L'une a trait à ce que lui-même appelle «world governance», et l'autre au sujet du socialisme. Strong est bien sûr un collectiviste pour qui le pouvoir est recherché pour le pouvoir en soi; «we are the priests of power» (Orwell, Nineteen Eighty-Four). La majorité des politiciens appliquent Machiavel sans même l'avoir lu. Sous la direction d'un vaste réseau de bureaucrates et politiciens, les gouvernements seraient appelés à résoudre tous les problèmes.

Serait-ce un présage? En voyant ce reportage apologétique sur Strong («or shall we say: His Fordship Maurice Strong ?»), j'ai pensé au monde de Huxley dans Brave New World, un monde dirigé par des contrôleurs (world controllers) et où tous sont programmés dans des «state conditioning centres» (biologiquement, socialement et intellectuellement).

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La santé publique en folie

Nous prenons souvent pour acquis que la santé dite publique est sous-financée alors qu'en réalité elle donne lieu à un énorme gaspillage. Il ne peut en être autrement puisque les fonds sont alloués selon des critères de demande politique et que la consommation est rationnée arbitrairement par décision bureaucratique.

Un petit exemple de gaspillage est cette campagne publicitaire en janvier au cours la semaine québécoise pour une fumée sans tabac (sic). Il y avait entre autres ce grand tarla (le mot «tarla» vient probablement de tatais ou tata...) qui disait d'une voix vaporeuse, quasiment ecclésiastique, sa peur de perdre ses poumons roses. Eh bien, la vérité c'est qu'en ville des poumons roses ça n'existe pas, même si personne ne fumait de cigarettes!

Le ministre Couillard préparait ainsi sa campagne de conditionnement pavlovienne afin de nous faire avaler une loi interdisant de fumer dans tout lieu défini comme public, même à l'extérieur des édifices. Or non seulement le ministre intervient-il dans des lieux qui sont propriété privée, mais le danger bien évident est que suivant le même principe le gouvernement pourrait contrôler ce que vous faites dans votre domicile. En effet votre domicile pourrait fort bien être décrété un lieu public puisque vous recevez des visiteurs et que vous ne vivez pas seul.

Gens obèses watchez-vous! Le ministre des Finances Yves Séguin serait toujours... sensible à de nouvelles sources de taxes pour financer des dépenses (comme une autre centre sportif pour les coureurs de médailles olympiques). Ainsi, vous pourriez bientôt être taxés directement sur chaque kilo que le gouvernement, sur production d'une attestation médicale, jugerait que vous avez de trop. En tout cas, c'est une rumeur qui circule dans les couloirs conduisant aux bureaux du ministre... et les gens obèses n'osent plus s'y montrer.
Voir d'autres remarques sur la santé publique dans un texte intitulé La santé publique dans tous ses états.

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Le Parti libéral du Québec, après deux ans

Il y aura bientôt deux ans, le 14 avril, que le Parti libéral du Québec est au pouvoir. J'ai beau me gratter la tête je n'arrive pas à trouver une seule chose que le gouvernement du PLQ ait bien faite, du moins disons avec une note (médiocre) de passage de 50%. Rien! On dirait même que le PLQ travaille consciemment à la réélection du Parti québécois. Voici quelques sujets des dernières semaines:

1. Les motoneiges:

C'est une conception simpliste de l'économie de croire qu'elle ne doit s'occuper que de ce que l'on peut calculer. La satisfaction personnelle comprend plus de variables que ce qui entre dans le calcul de PIB. Ainsi, le bruit...

Quelque temps après nous avoir garanti le droit à un environnement sain le PLQ nous interdit d'engager des poursuites pour éviter qu'un sentier de motoneige s'installe près de notre domicile. La ministre Julie Boulet (déléguée aux Transports) trouve tout à fait justifié d'empêcher des individus de poursuivre le gouvernement. Le fond du problème, c'est que les motoneigistes n'assument pas le coût de leur activité, y compris le coût du tort qu'ils font aux autres (négation du droit de propriété et de jouissance de cette propriété). Si ce n'était de ça, il n'y aurait rien à redire. Le gouvernement a au contraire subventionné cette activité (des millions de $ pour les sentiers et la surveillance), que l'on qualifie abusivement de sportive (alors qu'elle n'est qu'une promenade motorisée, à haute vitesse). Quant aux impacts économiques s'il n'y avait pas ça les motoneigistes dépenseraient ailleurs, à autre chose, et il faudrait compter les impacts négatifs de la construction d'autoroutes pour motoneiges en pleine nature.

Évidemment, le Parti de l'Action démocratique a appuyé le gouvernement (l'ADQ paraît critiquer beaucoup mais vote généralement du côté du gouvernement). Cet autre parti qui prétend défendre la liberté a montré ses vraies couleurs une autre fois quand, le 17 décembre, le député Picard de l'ADQ a déclaré à la radio qu' «on ne fait pas d'omelettes sans casser des oeufs». Il faisait sienne une expression attribuée à nul autre que Staline!

2. Projet de régime électoral semi-proportionnel:

Le gouvernement nous a servi un projet de réforme qui laisse à penser que le pouvoir des citoyens se résume au mode de scrutin. Or, pour exprimer nos préférences politiques il y a plus que le simple fait de voter à tous les quatre ou cinq ans. Au Canada, entre les élections, les partis gouvernent par décret et les sondages trompeurs et les consultations téléguidées servent à justifier à peu près n'importe quoi. Qui plus est, le projet du gouvernement (appuyé bien sûr par l'ADQ et les médias marxisants) crée de grandes circonscriptions électorales (d'où éloignement du pouvoir) et renforce le rôle des chefs des partis établis dans le choix des députés (50 sur 127!). Serons-nous plus libres avec ce méli-mélo? Les vrais gagnants ne sont pas les électeurs!

3. Les subventions «à 100%» aux écoles juives:

La maladresse inepte du PLQ a réussi à mêler à peu près tout le monde et à nuire à la fois aux Juifs et aux autres. Je ne doute pas de la supériorité des écoles privées en général, malgré la confessionnalité de la plupart d'entre elles. Il y a deux dimensions qui ont été facilement exploitées par tous les étatistes grands défenseurs de la médiocrité de l'enseignement public:

1. le caractère privé des écoles: or, il n'est nullement nécessaire que les écoles appartiennent à des commissions scolaires ou soient publiques pour qu'elles soient accessibles. L'expérience démontre au contraire que le public est synonyme de pénuries; il ne peut en être autrement car le public n'offre aucun incitatif du côté de l'offre (la production) et des choix restreints du côté de la demande (les consommateurs).

Le financement devrait être versé aux parents, sous forme d'un bon d'enseignement, pour qu'ils aient le choix et le contrôle de l'école, au lieu que les décisions soient prises par les bureaucraties des commissions scolaires. Remarquons ici que le programme scolaire décrété par le Ministère de l'éducation (un des centres de conditionnement de Big Brother) doit être respecté par les écoles privées subventionnées, qui elles aussi préfèrent que les subventions leur soient versées plutôt qu'aux parents.

2. leur caractère confessionnel: jusqu'à la fin juin (à moins d'une autre loi valable pour cinq ans) les écoles publiques sont sous un régime d'exception à la Charte fédérale; cependant, l'enseignement religieux y est optionnel pour l'élève. Il suffirait de garantir l'accessibilité, quelle que soit la croyance.

Comme la médiocrité engendre le manque de fonds, les laïcistes étatistes n'ont cesse d'invoquer le sous-financement chronique de l'école publique; leur cléricalisme «monopolistique d'État» (expression du maître à penser Lénine) a pourtant en commun avec le cléricalisme religieux le mépris de la liberté. Le régime public a formé deux générations d'androïdes conditionnés par une idéologie collectiviste. Plusieurs s'en échappent mais la plupart restent marqués.

Le réseau privé coûte moins cher par élève que le public (une différence d'environ 3 000$ il y a dix ans). Nous finançons tous via les taxes (incluant les taxes foncières) environ 92% des coûts du réseau public. Les écoles privées qui sont subventionnées le sont en moyenne à raison de 55% de leur budget (données de 1999 du Ministère de l'Éducation); les parents qui y envoient leurs enfants paient aussi des taxes pour le réseau public. Alors, le 100% aux écoles juives correspondrait à quoi au juste? À 100% d'un montant moins élevé que le coût par élève des deux commissions scolaires impliquées? Il n'y avait pas matière à scandale mais le gouvernement a mis la charrue devant les bœufs puisqu'il devrait d'abord revoir son intervention dans le réseau public.

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