Quelques écrits en 2007

Les textes sur cette page -- Summary of this page :

--Le projet de loi Anastasia : ma réponse à Jean Charest
--La vraie catastrophe : Le "Brave New World" de la climatocratie
--Qui doit s'accomoder ? (sur les accomodements déraisonnables)
--La future loi Anastasia
--Commentaires sur le budget de la ministre Monique Jérôme-Forget
--Mon billet... théologique sur la «libération des âmes»


Le projet de loi «Anastasia» : ma réponse à Jean Charest

Le projet de loi n° 9, déposé le 15 juin 2007 par le gouvernement Charest, est officiellement intitulé «Loi sur la sécurité des personnes dans certains lieux et modifiant la Loi sur la sécurité dans les sports». Officieusement, à des fins de manipulation politique, il est surnommé le projet de loi Anastasia, du nom d'Anastasia De Sousa assassinée le 13 septembre 2006 au Collège Dawson par Kimveer Gill.

Dans l'après-midi du 15 juin, Jean Charest présentait son show au Collège Dawson afin d'exploiter au maximum le nom de la malheureuse victime. Il aurait mieux fait d'annoncer une enquête du coroner car, comme je l'écris ci-dessous, plusieurs éléments mettent en doute l'efficacité de la police à assurer la sécurité des personnes.

Évidemment, les médias étatistes, pour qui la solution vient toujours par l'intervention de l'État, ont applaudi à ce projet de loi sans raisonner un instant sur son utilité et sur ses impacts théoriques et pratiques. D'ailleurs, ces médias, dont les pisse-copie sont en général formés dans des écoles de journalisme où ils ont été conditionnés à défendre une pensée unique, démontrent une méconnaissance critique du sujet. En général, leur opinion est ancrée contre les armes à feu en général car elles servent à tuer. Ils oublient consciemment que les armes à feu servent aussi à se protéger. Sinon, pourquoi la police en aurait-elle ? Mais comme ils sont étatistes ils refusent aux individus le droit de se protéger et déclarent péremptoirement que la police est là pour ce faire.

Dans un texte publié dans Le Devoir le 18 juin et intitulé «Pour mieux protéger les Québécois», Jean Charest révèle son projet à plus long terme. Ce ne sont pas les Québécois que Jean Charest veut protéger, c'est le contrôle de sa police qu'il veut accroître. Les chasseurs auraient intérêt à se méfier d'autant plus que Charest exige d'Ottawa le maintien du registre des armes de chasse, avec l'appui des deux partis d'opposition. L'enregistrement permet de savoir qui a des armes de chasse et le type d'arme. Ceci devrait inquiéter les chasseurs car l'objectif ultime des activistes contre les armes à feu, qui est d'interdire toutes les armes à feu, passe d'abord par l'interdiction des fusils et carabines semi-automatiques. Dans ce texte, Jean Charest demande au gouvernement Harper de bannir toutes les armes de poing, sauf ceux de la police et de l'armée; ceci est d'ailleurs un objectif du Parti libéral du Canada. Il cite Lépine comme un cas qui aurait pu être évité avec son projet de loi. Or Marc Lépine et Kimveer Gill avaient leur permis de la Sûreté du Québec. Lépine s'est servi d'une carabine de chasse, semi-automatique.

En bref, le projet de loi interdit la possession d'armes dans certains lieux désignés (c'était interdit à Virginia Tech), introduit d'autres mesures contraignantes et bureaucratiques pour les clubs de tir, ajoute une surveillance des propriétaires d'armes de poing qui sont de plus en plus traités comme des criminels, incite à la dénonciation et à la délation sans possibilité de poursuite (même au mépris de la confidentialité médicale et professionnelle). Comme à l'habitude, les propriétaires d'armes de poing sont incités à se départir de leurs armes sans compensation, une méthode digne des régimes communistes ou fascistes. La SQ veut obliger tous les propriétaires d'armes de poing à être des membres actifs d'un club de tir; or, en raison de la réglementation imposée par la SQ, il y a de moins en moins de clubs de tir et le projet de loi n° 9 ne fera qu'accélérer cette diminution.

Dans le cas des armes à feu, il suffit d'un cas tragique pour attiser la meute, alors que les soi-disant accidents d'automobile sont souvent le fait d'une négligence quasi criminelle. Les meurtres et les suicides de policiers ne font pas les manchettes non plus et n'ont pas généré de coalition pour le contrôle des policiers. En matière d'armes à feu, les États sont d'ailleurs les principaux assassins et les génocides se produisent là où la population est désarmée.

19 juin 2007

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Le "Brave New World" de la climatocratie

Dans «Le meilleur des mondes» Aldous Huxley a décrit une société où tout était programmé depuis la naissance, même les sentiments. L'avenir de celui qui n'était pas programmé par la génétique a été celui du Sauvage, qui se suicide à la fin. Je ne veux pas paraître trop pessimiste mais je crois que nous assistons depuis les expériences communistes et nazies à de multiples entreprises de conditionnement de l'individu dont la fin est de nous enlever de plus en plus ce qui nous reste de liberté. Une de ces entreprises a pour objet le contrôle du climat.

Il y a quelque chose de foncièrement cynique dans cet exercice onusien de contrôle du climat: ce sont les décideurs qui soutiennent tout l'exercice, et le GIEC fournit des rapports à l'intention des décideurs. Et nous avons des haut-parleurs (les médias) placés un peu partout pour nous répéter à satiété que si nous n'agissons pas, ce sera la catastrophe. Ces médias nous incitent à pousser les décideurs à agir dans le sens de l'agenda du GIEC. Si ce n'est pas du Huxley, du moins ceci ressemble à «1984» de Orwell: faire peur pour convaincre.

Le 4 mai, il y a eu un autre «rapport pour décideurs» venant du GIEC. Le rapport sur lequel ce troisième compte rendu est basé viendra cet automne, et il sera adapté pour ne pas contredire ces résumés pour décideurs...

(la suite à venir; en attendant voir la série d'articles de Lawrence Solomon dans le National Post, série intitulée The Deniers). Il y a aussi dans le National Post une série titrée «Junk Science Week», et je vous invite à y lire l'article «Read the Sunspots», par R. Timothy Patterson. En sous-titre: «The mud at the bottom of B.C. fjords reveals that solar output drives climate change -- and that we should prepare now for dangerous global cooling.»

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La future loi Anastasia

L’affaire Dawson a démontré que, quel que soit le système, il y aura toujours des failles, et le système représente le plus souvent des coûts supérieurs aux bénéfices des objectifs recherchés.

Rappelons que Kimveer Gill, pourtant un fan des «trench coats» comme les deux jeunes de Columbine, n'avait pas d'explosifs (ceux de Columbine n'ont pas explosé mais auraient produit environ 500 morts à la cafétéria). Kimveer n'avait pas non plus été entraîné par des islamistes. Autrement, il y aurait eu plus de morts. Pourtant, Kimveer Gill avait un permis de la police; toutes ses armes étaient enregistrées. Ce n'est pas nécessairement la preuve que le contrôle ne fonctionne pas, mais la vraie question c'est de savoir quel contrôle fonctionnerait sans faille aucune? Celui, la réponse est simple, de la Corée du Nord, où seuls la police et l’armée ont des armes à feu et où la population vit en esclavage.

Heureusement aussi, non seulement en raison des explosifs, mais c'est que Kimveer ne connaissait pas tellement les armes à feu. Ce n'était qu'un amateur. Et il y a aussi l'arme de l'automobile qui fonce dans une foule. Les poisons, les virus, etc.

L'actuel premier ministre du Québec, Jean Charest (ou John James), dans son Discours inaugural à la session du 9 mai 2007, a fait une exploitation de l'assassinat d’Anastasia de Sousa. À Dawson, il y avait déjà deux policiers sur place pour une affaire de drogue. Ils étaient en train de rédiger un rapport quand Gill s'est présenté. Ceci a dérangé les plans de Gill et il a commencé à tirer à l'extérieur, au hasard, avant de se rendre à l'intérieur. Une vingtaine de blessés en tout et une étudiante décédée, Anastasia de Sousa.

L'action de la police a été critiquée. J'ai cet article du National Post du 15 septembre: «When Josh saw police officers in the cafeteria, he thought he was safe, his mother said. But both Josh and the female student he was trying to protect were shot after police arrived. [...] He feels they should have killed Gill right there.»

Et ceci, à la une de La Presse du 16 septembre: «Deux témoins oculaires déclarent à La Presse: Des policiers étaient cachés derrière des murs quand Kimveer Gill a abattu Anastasia de Sousa.» Est-ce que ces policiers se protégeaient de tirs qui n'arrivaient pas dans leur direction? Pourtant, cinq ont été décorés récemment, en grande pompe.

Ce n'est pas la police qui a abattu Kimveer Gill et, dans la plupart des cas, ce n'est pas la police qui tue l'assassin; c'est l'assassin qui se suicide. Marc Lépine, Cho à Virginia Tech, les deux ados à Columbine, etc. Le 9-1-1 de l'État n'est jamais une garantie de sécurité, comme la santé d'ailleurs. Le 9-1-1 ne peut pas prévenir et il ne peut guérir que les blessés.

Il me semble que Jean Charest aurait mieux fait de s'excuser auprès des parents d’Anastasia, présents à l’Assemblée nationale, du peu de courage de sa police au lieu de promettre un projet de loi pour camoufler toute l'affaire.

Le rôle de la police

Il y a une mentalité chez plusieurs policiers qui leur fait croire, parce qu'ils ont un «gun» à la ceinture, qu'ils sont au-dessus du reste de la population. Évidemment, ce «reste de la population», sauf les criminels qu'ils ne peuvent emprisonner, devrait être désarmé pour ne pas mettre en danger la vie des policiers. Le devise des policiers est «Protéger et servir» mais pour certains il semble que ce soit «Se protéger et se servir».
Ainsi le 18 avril, lors d'une cérémonie pour célébrer les actes dits glorieux de cinq d'entre eux au cours des événements de Dawson, un policier présent, se croyant politicien, a déclaré au nom de tous qu'ils vont combattre pour le contrôle des armes à feu. Il a dit que depuis qu'il a eu à faire la garde d'une salle de Polytechnique où étaient les corps de six victimes, il est fermement pour le contrôle des armes à feu. Soit, mais ce n'est pas un argument. Ce policier aurait mieux fait d'expliquer pourquoi ils ont tant tardé à entrer dans l'immemble de Poly en 1989 (voir le sommaire «Notes sur le rapport du coroner relatif aux événements de Polytechnique du 6 décembre 1989») et aussi pourquoi ils se seraient cachés derrière un mur au moment où ils auraient pu abattre l'assassin d'Anastasia de Sousa. Pourquoi ces «héros» veulent-ils désarmer la population ? C'est pour l'empêcher de se défendre et qu'elle soit à la merci d'un monopole syndiqué de la protection. La police d'État ne veut sûrement pas que les gens ordinaires aient les moyens de se protéger pour lui enlever le monopole de la protection.

10 mai 2007

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Qui doit s'accommoder ?

Hérouxville a eu raison de brasser la cage, si ce n'est que pour rappeler aux petits agitateurs et planificateurs crypto-communistes qu'il existe un gros bon sens. Même si les partis politiques se sont entendus pour balayer le sujet sous le tapis pour un an, les musulmans d'ici nous rappellent continuellement que nous devons nous plier à leurs coutumes. Sinon nous sommes des intolérants. Peut-on m'expliquer comment un «accommodement» peut n'être pas «raisonnable», par définition? En effet, s'il est déraisonnable, ce n'est plus un accommodement.

Je ne suis pas d'accord que la liberté de religion soit une liberté fondamentale, d'autant plus que la religion nie le plus souvent la liberté à ceux qui n'y croient pas. Les dogmes ne doivent pas avoir carte blanche contre la raison. Il doit être établi clairement que la liberté est LA valeur fondamentale, que tous les gens membres d'une secte sachent que ceci est la loi de ce pays. Quelle liberté aurions-nous dans un pays où l'Islam fait la loi ?

Deux principes

Deux principes :
1. En matière d'immigration il serait réaliste que l'on fasse un tamisage des groupes et individus les plus susceptibles de s'adapter et dont les croyances n'entrent pas en conflit avec celles que nous partageons. Ainsi, la plupart des fondamentalistes religieux n'acceptent pas la séparation de leur foi et de l'État. Pour l'Islam, l'État doit être le bras de la religion comme il l'était autrefois pour le catholicisme. Nous ne voulons plus du Moyen Âge ni de pratiques ou coutumes moyenâgeuses au nom d'une soi-disant liberté de religion qui n'est qu'un permis pour asservir les autres.
2. À un autre niveau, la Charte canadienne reconnaît la liberté de religion sans reconnaître explicitement la liberté de ne pas en avoir et le droit d'en sortir (c'est aussi le cas pour la liberté d'association où il n'est pas reconnu, pour les travailleurs, la liberté de ne pas payer des cotisations syndicales). Comment ne pas dire qu'il s'agit d'une voie de fait grave, au sens du Code criminel, quand une religion statue qu'un apostat peut être mis à mort? Dans les pays où le Coran fait la loi, le Coran n'est pas pris au sens figuré. Et ces gens voudraient ici nous donner des leçons de liberté ?

Critique du laïcisme dit «de gauche»

Il ne s'agit pas ici, au contraire de ce que pensent les laïcistes étatistes, d'un seul conflit entre ce qui doit être privé et de l'espace dit public, qui devrait être laïc, mais plutôt d'un conflit entre la liberté et les idéologies de la servitude et de l'ignorance. Le laïcisme étatiste n'offre pour seule issue rationaliste que plus il y aura d'État, moins il y aura de religion. Or, la religion et l'État sont deux options liberticides. L'une et l'autre ont un mot en commun : soumission.

Je suis entièrement d'accord avec Émile Faguet qui, dans son livre «Le libéralisme» paru en 1903, a montré les carences des Déclarations des droits de l'homme. Faguet demande: «Quel droit l'homme naissant apporte-t-il inscrit sur le front ? [...] Comme les droits de l'homme et du citoyen n'existent aucunement, quand on veut en parler, on les invente, et quand on les invente, on est naturellement amené à en mettre trop ou à n'en pas mettre assez.»

La Somalienne Ayaan Hirsi Ali vit maintenant aux États-Unis, parce que sa citoyenneté aux Pays-Bas n'a pas été reconnue. Dans son autobiographie intitulée «Infidel», elle raconte ses déboires avec l'Islam, dont son travail avec Theo van Gogh (assassiné par un islamiste). C'est instructif et une lecture obligatoire pour les musulmanes d'ici (au lieu d'aller à Hérouxville pour nous faire une leçon de tolérance avec la complicité des médias). L'écrivain Pascal Bruckner a écrit cet article traduit de l'allemand à l'anglais au lien suivant www.signandsight.com/features/1146.html «Enlightenment Fundamentalism or Racism of the Anti-racists?». Bruckner commence par cette citation de Voltaire: «Que dire d'un homme qui préfère obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes, et qui en conséquence a la certitude d'entrer au Paradis en vous tranchant la gorge ?»

Les droits viennent de nous, non pas de l'État

Il est indéniable, au moment où la Constitution canadienne est de plus en plus remise en question, que le multiculturalisme canadien est à la fois irréaliste et irréalisable. Ce multiculturalisme, issu des années Trudeau et Chrétien, vise à nous condamner graduellement à vivre en touriste dans notre propre pays après que l'on ait cédé à toutes sortes d'accommodements pour satisfaire des minorités qui devraient faire un effort pour s'adapter à leur nouveau milieu.

Pour ce qui est des accommodements autres que religieux, là aussi les juges errent sans considération pour les coûts économiques. Évidemment, la Constitution ne nous reconnaît pas le droit de posséder ce que nous avons! Mais quand le transporteur Via Rail se voit obligé de modifier ses wagons pour l'accès des handicapés en chaise roulante, sans obligation pour les autobus, les avions, et en particulier le transport dit en commun, il me semble que les cloches raisonnent mal sous les perruques des juges. Au nom de l'égalité d'accès aux services, faudra-t-il des avions, des navires, des escaliers, etc. pour handicapés? Faudra-t-il un accès particulier à... certains sites web pour les non-voyants (les aveugles)? Faudra-t-il obliger les propriétaires d'immeubles à trois étages d'installer des ascenseurs, parce qu'une personne obèse ou handicapée ou souffrant d'un risque cardiaque, se plaint de ne pouvoir se loger au troisième?

En somme voilà des questions... existentielles qui nécessitent des solutions réalistes que l'on ne peut laisser à une petite élite de législateurs arrogants, d'avocats profiteurs, d'intellos étatistes et de juges politiciens qui se présentent comme les nouveaux papes de cette société.

17 avril 2007

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24 mai 2007 : le budget de Monique

Les payeurs de taxes de tous les pays vivent une «affaire Norbourg» en continu, sauf qu'avec Norbourg les investisseurs n'étaient pas obligés par la loi (et la police) de payer leurs «contributions» (d'où le mot contribuable) au collecteur d'impôts.

Dans ce discours sur le budget du gouvernement minoritaire de John James Charest, il fallait bien sûr s'attendre à un discours électoraliste, même si tous les budgets sont un achat des votes des payeurs de taxes à même leur argent. La supercherie passe inaperçue par la majorité, parce qu'ils sont ou pensent être des bénéficiaires des largesses du gouvernement. Ils ne se donnent pas la peine de faire le calcul.

Dans ce discours où il y a de tout pour tous, prononcé sous une pluie (les kyotistes diraient une tornade) d'applaudissements, Mme Monique Jérôme-Forget a déclaré ce qui suit :

«Baisser les impôts :
C’est reconnaître et récompenser le travail et l’effort des Québécois.
C’est encourager nos jeunes les mieux formés à rester au Québec et les immigrants les plus qualifiés à choisir le Québec.
C’est élever le niveau de vie des familles.
C’est inciter les entreprises à s’établir et à grandir au Québec.
C’est pour ces raisons que je vais baisser les impôts de 950 millions de dollars. Et ce sont principalement les contribuables de la classe moyenne qui vont en bénéficier.»


Soit. Mais ce faisant, Mme Jérôme-Forget (qui a déjà été présidente d'un institut de recherche économique) sait sûrement que cette partie de l'inéquation (et non pas de l'équation) cache l'autre partie plus coûteuse, moins visible comme dirait Frédéric Bastiat, mais non moins réelle : que l'État en prélevant des taxes et impôts ne récompense pas le travail et l'effort des Québécois; il n'encourage pas les jeunes à rester au Québec; il n'incite pas les entreprises à s'établir et à grandir au Québec.

Sans compter que l'État se paie en tant qu'intermédiaire pour ses fonctions coercitives. Il réglemente à peu près tout. Il établit des monopoles et des quotas et des organismes de contrôle du marché qui ne peuvent que nuire aux consommateurs.

Une diminution réelle des impôts devrait se traduire par une diminution des dépenses et cotisations gouvernementales de toutes sortes. Le gouvernement exprime sa «performance» en exprimant ses dépenses et la dette en pourcentage du produit intérieur brut comme s'il était la source de toute la croissance du PIB ! La vérité c'est que les dépenses gouvernementales augmentent plus rapidement que le taux d'inflation. Pour une partie de la population, les revenus n'augmentent pas au rythme de l'inflation. La dette directe a presque doublé depuis dix ans. Les dépenses (incluant les frais d'intérêts sur la dette) se sont accrus de 49% de 1997 à 2007. C'est une moyenne de plus de 4% l'an (à intérêt composé), un taux supérieur au taux d'inflation.

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Mon billet... théologique sur la «libération des âmes»

Le Devoir du 30 avril publiait une lettre d'un lecteur nous apprenant l'abolition prochaine du passage dans les Limbes de tous ces enfants décédés sans être baptisés, et il ajoutait que c'était là une preuve que l'Église est progressiste. En ces temps agités où tous semblent préoccupés par les catastrophes dues au réchauffement climatique il est heureux que certains se préoccupent du réchauffement dans... l'Au-Delà.

Bien que n'étant pas au fait de toutes les actualités religieuses et des... découvertes théologiques qui enrichissent et élargissent continuellement le champ des sciences de la religion, il faut se réjouir de l'abolition du passage dans les Limbes. Évidemment, il est trop tard pour moi et je vois surtout deux autres problèmes: 1. il faut souhaiter que ceux et celles déjà dans les Limbes, bien que ce ne soit pas un passage de souffrance, soient compensés rétroactivement pour le temps d'attente de leur passage au Paradis; 2. pour nous tous, encore dans l'attente de la mort, j'y vois une incitation à mourir jeune pour ne pas avoir le temps de pécher et d'aller en Enfer.

Ce lecteur écrit toutefois que l'abolition des Limbes ne serait qu'une étape vers l'abolition de l'Enfer. Or, rien n'est moins sûr, puisque d'après la Genèse l'existence de l'Enfer est liée à la connaissance que l'Homme a acquise du Bien et du Mal lorsqu'il a mangé du fruit défendu qui est, dans la plupart des religions, le péché par le sexe. Bien que l'on doive admettre que l'Univers aille au-delà du Bien et du Mal, que ce concept d'Enfer en est un de la conscience que l'homme (et même tout animal) peut avoir de ce qui est bien pour lui et sa société, il n'en demeure pas moins qu'il va y avoir des objections théologiques, ou du moins téléologiques, sur la disparition de l'Enfer, car il est le fondement de la Justice divine. Pas de Dieu, donc tout est permis? Pas tout à fait, car dire que Dieu n'existe pas n'implique pas la disparition du Bien et du Mal et permet de placer dans une perspective relativiste et évolutionniste la justice humaine.

Quoi qu'il en soit, ceci ne règle en rien le problème de la résurrection des morts, c'est-à-dire du rassemblement de tous ces éléments éparpillés dans la nature (surtout chez les vers blancs) composant le corps (eau, composés de carbone, minéraux), sans préciser à quel moment de la vie. Si quelqu'un est décédé d'un cancer généralisé à l'âge de 90 ans, sera-t-il ressuscité dans cet état? J'aime autant ne pas y penser.

Je préfère cette déclaration, à proprement parler celle d'un athée, qui est celle de Dieu dans la Genèse: «Tu es poussière et tu retourneras en poussière». Disons que c'est pas tellement encourageant quand on réalise que tous nos efforts ne sont que vanité, comme le disait d'ailleurs «L'Imitation de Jésus-Christ», mais c'est préférable aux efforts de ceux qui attendent le Paradis. Même les pilotes du 11 septembre 2001 s'attendaient au Paradis.

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