Varia

Les textes sur cette page :

-Critique de livre: «Vivre et laisser vivre», par M. Michel Poulin
-«Muera la inteligencia! Viva la muerte!»
-Les Nations Unies contre les droits de l'homme
Plus: A-t-on besoin d'un gouvernement mondial?
-L'autochtophilie
-L'entente du 8 février 2002 avec les Cris: une entente conclue sur une base raciste
-À Télé-Québec le 12 novembre 2001: «Bacon, le film»
-À «L'Histoire à la une» sur le canal Historia: «Le livre noir du communisme»
-La Nouvelle-France démaquillée
-Une fierté gaie?
-Lord Durham n'avait-il pas un peu raison?
-Un peu d'histoire: avez-vous des idées subversives ?
-Le premier Blanc à naître en Amérique était un Viking : Snorri Gudridsson
-«Consensus» ou «con-sangsues» ?
-Notes de lecture: la bataille de Stalingrad


Un peu d'histoire
«Muera la inteligencia! Viva la muerte!»

La bibliothèque d'Alexandrie en Égypte vient d'être reconstruite mais on a passé sous silence qu'elle a souvent été la victime d'incendiaires, pour des raisons idéologiques, en l'an 391 par exemple, par des moines chrétiens, et en l'an 640, par des Musulmans. À cette époque, cette bibliothèque contenait plus de 500 000 écrits de l'Antiquité dont la plupart ont été perdus à jamais.

L'histoire du christianisme est farcie de censure idéologique (l'Index par exemple), mais le christianisme n'est pas la seule idéologie de contrôle des consciences. Plusieurs se souviennent sans doute avoir vu ces films historiques montrant, le 10 mai 1933, des milliers d'étudiants paradant dans les rues de Berlin, la torche à la main, pour mettre le feu à des piles de livres d'auteurs rejetés par les Nazis (un autodafé de livres), dont Thomas Mann et Albert Einstein. L'idéologie est réfractaire à la critique.

En lisant récemment une biographie du dictateur espagnol Francisco Franco (1892-1975), j'ai vu que lui aussi avait répété la même expérience en 1936, mais à plus petite échelle... Dès les débuts de la guerre civile en 1936 (terminée en 1939), Franco contrôlait déjà la majeure partie de l'Espagne, dont Salamanque, non loin de Madrid. Un incident est survenu cette année-là à l'Université de Salamanque, lors de la célébration d'une fête dédiée à la race espagnole... Le recteur de l'Université était le philosophe et écrivain Miguel de Unamuno. L'événement avait rassemblé les Phalangistes (les chemises bleues), dirigés par un dénommé Millan Astray, surnommé El Gran Mutilado (le grand mutilé) lequel avait créé la Légion étrangère espagnole qui avait combattu au Maroc espagnol, et qui combattait maintenant en Espagne.

Le général Astray a prononcé un discours plutôt funéraire annonçant l'extermination des Basques et des Catalans de Barcelone, etc., et salué par le slogan «Viva la Muerte!» (Vive la mort!).

Or, l'évêque de Salamanque, lui-même présent, était un Catalan originaire de Barcelone. C'est ce qu'a mentionné le recteur Unamuno (âgé de 72 ans) dans sa réponse à Astray. Unamuno a aussi ajouté qu'il avait entendu le cri nécrophile Viva la muerte!; pour moi, dit-il, ce cri équivaut à «Muera la vida!» (Mort à la vie!). Unamuno termine en disant que le général Astray, un mutilé (perte d'un œil, d'une jambe, d'un bras), n'aspirait qu'à mutiler tout le monde autour de lui... et que s'il allait vaincre, il ne réussirait pas à convaincre. C'est à ce moment que Astray a lancé le cri «Muera la inteligencia!».

L'épouse de Franco (Dona Carmen Polo de Franco) était présente et c'en était trop. Unamuno a été placé sous garde surveillée, à son domicile. Il est décédé quelques semaines plus tard d'un accident cérébro-vasculaire. Un mois plus tard, Franco décidait par décret, pour des raisons d'hygiène et de santé publiques disait le décret, que tous les livres à tendance gauchiste (y compris le libéralisme qui était aussi condamné par l'Église) devaient être détruits. Le Vatican a reconnu le régime de Franco le 28 août 1937.

Yvon Dionne
17 janvier 2004


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Les Nations unies contre les droits de l'homme
Plus: a-t-on besoin d'un gouvernement mondial?

Le 24 juillet, le statut consultatif de Reporters Sans Frontières auprès des Nations unies a été suspendu pour un an à la demande de Cuba. «Lors de l'inauguration de la dernière session de la Commission des droits de l'homme (CDH) de l'ONU à Genève, des militants de Reporters sans frontières avaient manifesté contre l'attribution de la présidence de la CDH au régime du colonel Kadhafi. Reporters sans frontières réaffirme que la présidence libyenne de la dernière Commission a été un déshonneur pour cette instance.» (source: http://www.rsf.org/article.php3?id_article=7618). Reporters Sans Frontières vient de publier un rapport intitulé «Marchandages, incompétences et non-action» qui détaille les dérives et les échecs de la Commission des droits de l'homme de l'ONU, Commission qui est devenue une mascarade aux mains des dictatures. Le rapport (en format Adobe Acrobat Reader) est disponible à http://www.rsf.org/IMG/pdf/Rapport_ONU.pdf.

Mais pensons-y bien: la meilleure façon de mettre l'ONU au pas ne serait-elle pas de lui couper les fonds? Si on coupait les fonds à toutes les organisations des technocraties étatistes internationales, peut-être que ces gens-là se comporteraient moins comme des étatistes arrogants et méprisants de la liberté individuelle. C'est ce que pense d'ailleurs le représentant républicain Ron Paul, du Texas. À ce sujet, voir «Paul Leads Congress in Historic UN Vote».

A-t-on besoin d'un gouvernement mondial?

"A SQUAT grey building of only thirty-four stories.
Over the main entrance the words,
CENTRAL LONDON HATCHERY AND CONDITIONING CENTRE,
and, in a shield, the World State's motto,
COMMUNITY, IDENTITY, STABILITY"


Aldous Huxley (1894-1963), Brave New World.

J'ai essayé de trouver sur le site internet de l'ONU des données sur leurs finances: revenus (cotisations, etc.), dépenses. Rien. J'ai lâché après 15 minutes. Ce super futur gouvernement mondial vit avec la manne qui lui tombe du Ciel, semble-t-il. S'il y a une chose que nous devrions pouvoir trouver facilement sur un tel site internet, c'est bien leurs sources de fonds et leurs dépenses, sous une rubrique que l'on nomme, généralement: finances.

Le dernière chose dont nous avons besoin, c'est d'un autre niveau de gouvernement à l'échelle mondiale qui verrait à syphonner les pays riches sous prétexte que ceux-ci s'enrichissent aux dépens des autres. Ce gouvernement ne pourrait être mieux que ceux que nous avons déjà et qui se sont accaparés des pouvoirs qui devraient nous revenir. Aucun gouvernement, sur son territoire, ne donne le choix d'obtenir à moindre coût les services d'un autre gouvernement. Mais nous avons quand même cette possibilité, assujettie à des contraintes, de partir, de voter avec nos pieds.

Un gouvernement mondial n'offrirait pas ce choix; il n'y aurait plus aucun gouvernement pour le concurrencer. Comme toute entreprise ou groupe jouissant d'un statut de monopole, il pourrait fixer les conditions de ses services. Nous pouvons observer ce phénomène de monopole de service, et son effet sur les coûts et le choix des consommateurs, avec tous les gouvernements.

Imaginez un instant le maire de Québec, notre grand parleur Jean-Paul L'Allier, ou son homologue de Montréal Gérald Tremblay, refusant de défusionner cette immense assemblage de téteux, de bureaucrates, technocrates et politichiens à l'échelle mondiale, cette pyramide ressemblant à un tas de fumier inversé dont ils seraient devenus le secrétaire général, ou associé, ou adjoint? La leçon des fusions municipales au Québec c'est qu'une fois que le monstre bureaucratique est né il est très difficile de s'en débarrasser et il a créé un grand nombre de bénéficiaires qui ont maintenant intérêt à le défendre, à commencer par les syndicats et les maires eux-mêmes!

Pour être logiques, les défenseurs des fusions forcées devraient appliquer leur argumentation d'iniquité fiscale, d'assiette foncière, etc., à l'échelle provinciale, éliminant ainsi toutes les municipalités.

Le même argument, s'il était sensé, pourrait justifier l'élimination de tous les gouvernements locaux et nationaux en faveur d'un seul gouvernement à l'échelle mondiale!

S'il y a un domaine où le total n'est pas la somme des parties, c'est bien celui des fusions de gouvernements. Plus un gouvernement s'éloigne de celui qui paie et devrait décider, plus il devient une source de gaspillage. Seules des commissions de fonctionnaires, comme la Commission Bédard en 1999, pouvait s'évertuer à trouver des faux remèdes aux problèmes financiers des villes (et par extension, aux gouvernements locaux).

7 août 2003 (modifié le 11 septembre)
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L' autochtophilie

L'autochtophilie n'est pas plus une vertu que l'autochtophobie... Les autochtophiles sont aux Autochtones ce que les écolos sont à l'environnement. Par exemple, tous aiment la viande mais les deux n'aiment pas nécessairement la chasse. L'autochtophilie est même un racisme inversé, une discrimination que l'on dit positive. Nous serions responsables de tous les problèmes des Autochtones, de leur taux de suicide élevé, de leur taux d'alcoolisme, de leur bas taux de scolarisation, etc. Par conséquent, selon les autochtophiles, la discrimination envers les non-Autochtones serait justifiée.

Si je reviens sur ce sujet (voir le texte suivant sur l'entente avec les Cris et celui sur les Innus à Ma page sur l'étatisme) c'est que Guy Chevrette, ex-ministre des Affaires... autochtones, a été nommé récemment par le gouvernement péquiste pour nous convaincre que les décisions du gouvernement en cette matière sont les bonnes même si pour la cause, il se dit prêt à suggérer des aménagements mineurs. Il constate cependant qu'il y a un fossé et qu'il y a risque de dérapage. Parce que les bien-pensants sont convaincus que nous avons créé une injustice aux Autochtones en prenant un territoire où ils étaient établis de façon clairsemée, les politiciens ont accouché des articles 25 et 35 de la Constitution canadienne, articles qui consacrent des droits ancestraux.

C'est donc le gouvernement lui-même (en refusant de contester les fondements de ces articles de la Constitution canadienne) qui a jeté les bases de l'affrontement parce que sa conception autochtophile et que les articles précités de la Constitution s'inspirent dans une certaine mesure de cette vision hitlérienne (exprimée dans Mein Kampf) que le territoire doit suivre la population, qu'il doit correspondre à une ethnie, et que tous les individus sur ce territoire n'ont pas les mêmes droits (c'est le Lebensraum innu, cri, etc., et aussi péquiste, conception défendue par le chef du PLQ Jean Charest et aussi, par son silence, par le chef de l'ADQ Mario Dumont).

En effet, les bien-pensants de l'autochtophilie s'inspirent:
1. de cette mauvaise conscience d'avoir créé une injustice du fait que nous sommes les descendants d'Européens et que nos ancêtres ont émigrés ici alors qu'il y avait déjà des habitants;
2. ils concluent à un besoin de réparation rétroactif; nous serions responsables des fautes de nos ancêtres, si fautes il y a;
et 3. la conception autochtophile de réparation veut que le contrôle d'un territoire faisant l'objet de droits ancestraux (dont la définition est élastique) soit la solution à tous les problèmes économiques et sociaux des Autochtones.

N'en déplaise aux croyants, ce n'est pas en disant aux Autochtones qu'ils peuvent créer un État à l'image de celui que nous avons qu'ils vont pouvoir régler leurs problèmes. Au contraire, et nous en savons quelque chose avec les gouvernements que nous avons! Nos gouvernants, à même nos impôts, ne font qu'entretenir grassement une classe politique autochtone à leur image alors que nous payons déjà à tous les mêmes missions gouvernementales. La liberté pour les Amérindiens passe d'abord par l'accession à la propriété individuelle et cette liberté ne se définit pas en termes de races ou d'ethnies. Amérindiens ou pas, nous sommes tous des individus et pour la majorité d'entre nous, des Autochtones.

Le 27 octobre 2002
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L'entente du 8 février 2002 avec les Cris :
Une entente conclue sur une base raciste

Il y a 77 800 Amérindiens (1) enregistrés (2) au Québec, dont 13 500 Cris. En plus des bénéfices de la Convention de la Baie-James et des autres gratuités offertes par l'État providence à tous les résidents du Québec, l'«Administrateur de la nation crie» (non pas les Cris directement) va recevoir jusqu'en 2052  3,5 milliards de $. C'est un minimum car le montant sera indexé et pourra être plus élevé selon la valeur de la production hydroélectrique et de la production forestière et minière dans le territoire défini comme étant cri. Il y aura aussi de nombreux frais assumés directement par les payeurs de taxes du Québec et une valeur de plus de 500 M$ de contrats que l'Hydro-Québec devra octroyer, sans aucune soumission, à l'Administrateur de la nation crie. Ça fait combien le KWH, pour le consommateur?

Le 9 février, lors de la grande réunion tenue à Laval du Conseil de bande du Parti québécois le premier ministre de l'Assemblée des Secondes Nations, M. Bernard Landry, a parlé sans sourciller d'une «entente de nation à nation» (l'expression est d'ailleurs dans le préambule du texte signé à Waskaganish) et a conseillé à tous les autres pays de suivre l'exemple du Québec (3). M. Landry s'est donc soumis à la Cour Suprême, laquelle ne fait qu'appliquer (en l'interprétant bien sûr) la Constitution de Pierre Elliot-Trudeau en privilégiant les demandes des aborigènes -- lesquelles sont définies sur une base d'appartenance à une race, et non pas comme des individus ayant les mêmes droits que tous les autres individus.

Il n'y a absolument rien qui justifie un tel contrat (qui nécessitera d'ailleurs de nombreux fonctionnaires pour l'administrer) autre qu'une compensation équitable aux individus (quelle que soit leur race) qui seront lésés par la construction du projet Rupert-Eastmain) de l'Hydro-Québec (des expropriés au sud de Montréal ont appris ce que c'était qu'une société d'État...).

Pour ajouter encore plus à la confusion créée par le jargon nationaliste (avec toutes les ententes à venir la «nation québécoise» va en effet être amputée des ¾ de son territoire...), M. Landry a déclaré à la même occasion que «la patrie c'est le parti, et le parti c'est la patrie !» Bon. Tout en admettant que les comparaisons sont souvent boiteuses n'empêche que les ressemblances sont souvent frappantes. En Allemagne, à une certaine époque, des orateurs scandaient, et tous approuvaient en s'élevant le bras droit le plus haut possible: «Hitler ist Deutschland !»

La leçon à tirer de cette histoire (apparemment historique) c'est que s'il faut crier pour obtenir de tels privilèges (qui sont, pour ne pas être «politically correct», de la discrimination raciste), eh bien tous les payeurs de taxes du Québec devraient s'organiser pour mettre un de ces jours les pendules à l'heure et montrer que les papiers n'ont aucune valeur s'ils sont fondés sur l'injustice. Les résidents de la Côte-Nord seront les prochains à devoir subir les ententes de nation à nation du Parti Québécois et de tous ces embaumés de la rectitude politique et de la discrimination positive. En relisant un article de Michel Vastel (voir Le Soleil du 6 février: «Le placebo et le nocebo») je suis en train de me demander si, après avoir subi l'effet «nocebo» d'un gouvernement en déconfiture et en état de pourrissement, et puisqu'on ne peut compter sur l'effet «placebo» d'un parti de remplacement qui serait du pareil au même après quelques années, je me demande donc si certains ne seront pas tentés par l'effet «rambo»?

C'est une question qu'il y a lieu de se poser. Je constate seulement qu'à moins qu'il y ait des changements majeurs et radicaux dans le régime politique, la décrépitude ne peut que s'accentuer et condamner toute la population à une impuissance et à un désintéressement qui ne peut faire l'affaire que des politiciens et de toutes les sangsues qui gravitent autour d'eux. Quand on pense que le gouvernement légifère sur les lobbyistes pour se donner une apparence de probité, alors que l'essence même de l'État redistributeur des revenus est d'inciter au lobbyisme (sans oublier le lobbyisme des aborigènes que nous finançons), on ne peut que conclure que ces gouvernants ne sont que des hypocrites, des mesquins et des sadiques (au nom évidemment du bien commun) et qu'ils sont réellement capables de faire accroire n'importe quoi à la population.

Notes:
1. Le terme amérindien est plus juste qu'autochtone ou indigène ou aborigène; nous sommes tous originaires d'ailleurs, soit d'Asie, soit d'Europe. En ce sens, il n'y a pas ici de premières nations (une expression à double sens, qui peut avoir une connotation raciste). De plus, dans une société libérale les premiers occupants d'un territoire n'ont pas droit à des privilèges par rapport à ceux qui suivent (les autres immigrants); les immigrants, ici, ont les mêmes droits. >>
2. N'est pas Amérindien qui veut. Le premier critère en est un de sang. >>
3. Pourtant la situation des Amérindiens du Québec, ex ante de l'effet de toutes les ententes projetées qui n'auront pas du tout les effets escomptés -- en font foi les milliards de $ versés chaque année depuis des décennies -- est plutôt le résultat des effets pervers de l'État providence que l'inverse, et leur situation ici a toujours été meilleure que celle des Amérindiens d'Amérique du Sud. >>

Le 14 février 2002
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À Télé-Québec le 12 novembre 2001
«Bacon, le film»

Il y a des âmes sensibles qui s'offusquent de voir les chasseurs abattre de pauvres animaux sauvages. Cependant, outre que ces animaux sont en liberté, le sort qui leur est réservé n'a rien de comparable à celui qui est fait aux animaux d'élevage, en particulier ceux de l'élevage industriel. Le film «Bacon», réalisé par Hugo Latulippe pour l'ONF, en donne une petite idée en prenant l'exemple de la pollution générée par l'industrie porcine. Mais il a oublié de montrer les abattoirs!

Le film d'Hugo Latulippe (un ancien des Voyages autour du monde) est en quelque sorte l'équivalent pour l'industrie porcine de l'Erreur boréale de Desjardins. Tous les deux ont été décriés par le gouvernement, ce qui est déjà bon signe. Dans les deux cas il y a des faits indéniables même s'il y a cette manie d'amplifier des aspects négatifs d'une façon quelquefois caricaturale ce qui conduit généralement à des conclusions plus ou moins fondées. Néanmoins, il y a de bonne raisons de se questionner.

Mais (il y a un mais) les deux réalisateurs versent dans le même biais étatiste. Ceci est encore plus évident avec le film de Latulippe qui déclare dans son préambule que nous sommes maintenant loin du «grand projet de société sociale-démocrate» et «de l'État qui prend soin du bien commun».

Peut-être que ceci explique pourquoi le ministre Boisclair, lors de cette émission de Télé-Québec, a eu le sourire large puisque la porte lui est désormais grande ouverte pour faire paraître à tout le monde qu'il défend le bien commun. Le 13 novembre, Landry l'a même nommé ministre de l'eau; un ministre de l'eau polluée?

«Bacon, le film» dénonce les subventions. L'agriculture est en effet largement subventionnée, et de quatre façons:
1) par des subventions directes;
2) par des préférences fiscales;
3) par des restrictions de l'offre (la soi-disant gestion de l'offre) pour faire monter les prix; il est estimé par exemple que le prix du lait est ici de 25% plus élevé que ce qu'il en coûte aux États-Unis;
et 4) par la réglementation gouvernementale limitant la concurrence et en particulier celle qui s'applique à la pollution. Les 4 000 producteurs de porcs auront beau s'offusquer des chiffres erronés mentionnés dans le film «Bacon», cela ne change rien au problème de fond.

La pollution se traduit par une baisse de la valeur de l'environnement. Les victimes immédiates sont tous ceux dont l'eau a été polluée, qui doivent assumer une baisse de la valeur de leur propriété (c'est une confiscation indirecte) et qui doivent supporter une odeur nauséabonde que l'on peut sentir des autoroutes.

Or, le gouvernement a multiplié les obstacles pour éviter que les personnes lésées par la pollution intentent des poursuites judiciaires. Leurs droits de propriété sont bafoués au nom du droit de produire des pollueurs et au nom, bien sûr, de la création d'emplois et d'un développement économique à courte vue.

Si les droits de propriété étaient pleinement garantis par la loi (c'est en fait l'État qui se réserve tous les droits), que les règles du marché et la vérité des coûts étaient rétablis, alors les pollueurs devraient assumer le coût des déversements dans l'environnement qu'ils font aujourd'hui payer par leurs nombreuses victimes. Ce serait aussi l'incitation la plus efficace pour l'application de méthodes de production moins polluantes. Les banques exigeraient alors de meilleures garanties pour compenser le risque environnemental qui est maintenant assumé par tous les contribuables et par les personnes qui sont directement lésées.


À L'Histoire à la une sur le canal Historia
Le livre noir du communisme

C'était déconcertant d'entendre l'historien André Champagne dire en substance que le capitalisme est responsable de la centaine de millions d'assassinats perpétrés par les régimes communistes, que sans les injustices du capitalisme il n'y aurait pas eu de régimes communistes, que c'est grâce au communisme si le capitalisme a évolué, que l'idée en elle-même du communisme était saine, etc. C'était sur le canal Historia le 8 octobre, à l'émission L'Histoire à la une animée par l'ex-leader du Parti québécois à l'Assemblée nationale Claude Charron. Fidel Castro aurait donné à tous les Cubains les moyens de savoir lire et écrire mais il ne leur permet pas de dire ce qu'ils pensent. Ceux qui étaient déportés vers les Goulags ou les millions qui ont été exécutés par les diverses polices secrètes (40 000 à Cuba) auraient sans doute une autre opinion sur le sujet. Nos sympathisants communistes et tous nos étatistes de la gauche ont ceci en commun avec toutes les dictatures de la droite, qu'ils dénoncent pourtant, c'est qu'ils se foutent de la liberté individuelle.

Pour ceux ou celles que cela intéresse, «Le livre noir du communisme» est un volume de 900 pages bien condensées qui a été publié aux Éditions Robert Laffont en 1997. Les auteurs passent en revue Cuba, la Corée du Nord, la Chine, le Cambodge, etc., et bien sûr l'URSS. Ce volume a soulevé l'opposition des communistes et de leurs sympathisants ici et ailleurs, particulièrement en France, car il montrait les dessous d'une idéologie qui prétendait améliorer le sort des «masses populaires» victimes, apparemment, de «l'exploitation de l'homme par l'homme». Or, le communisme et ses sous-produits, comme la sociale-démocratie, n'ont jamais été rien d'autre que la soumission à l'État et «l'exploitation de l'homme par l'État». Dans «La grande parade, essai sur la survie de l'utopie socialiste» (Éditions Plon, 2000), Jean-François Revel (auteur de plusieurs livres sur des sujets connexes, entre autres La tentation totalitaire, La Grâce de l'État) donne une réponse cinglante à ceux qui ferment les yeux sur l'horreur au nom de leur idéologie; en voici un extrait où Revel compare le nazisme et le communisme:

«Le totalitarisme le plus efficace, donc, le seul présentable, le plus durable fut celui qui accomplit non pas le Mal au nom du Mal, mais le Mal au nom du Bien. C'est aussi ce qui le rend encore moins excusable que l'autre, car sa duplicité lui a permis d'abuser de millions de braves gens qui ont cru en ses promesses. À eux, on ne peut pas en vouloir. En revanche, on ne peut guère pardonner à ceux, chefs politiques ou maîtres à penser, qui les ont sciemment trompés, et qui s'efforcent de continuer à le faire aujourd'hui.»

8 octobre 2001
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Notes de lecture
La Nouvelle-France démaquillée

Il est vrai tant pour les peuples que pour les individus qu'il existe une propension à dorer son blason, sinon en faussant les faits, du moins en évitant de dévoiler toute la vérité. Les conséquences ne sont pas aussi sérieuses à l'échelle de l'individu que la haine, le mépris, le chauvinisme, cultivés à l'échelle des «collectivités» que sont l'État, la nation, l'ethnie, la race.

C'est tant mieux si à Québec on célèbre à chaque été les Fêtes de la Nouvelle-France plutôt que des Médiévales qui n'avaient ici aucun fondement historique. Tant qu'à se déguiser, mieux vaut y mettre des couleurs locales. Mais ce faisant, il ne faudrait pas perdre de vue que l'on idéalise ainsi la vie en Nouvelle-France. Les gens étaient-ils tous aussi bien vêtus et enjoués? Va pour la fête mais il faut quand même, comme on dit, revenir «sur le plancher des vaches».

C'est ce que fait le journaliste et essayiste Jean Pellerin (un "ex" de La Presse et de la revue Cité Libre) dans «La Nouvelle-France démaquillée» (Éditions Varia, 2001). Si Jean Pellerin ne décrit pas la vie de tous les jours en Nouvelle-France il donne néanmoins les principaux éléments qui devaient conduire à la défaite et à la cession de la colonie par la France en 1763:

1. Une faible population éparpillée sur un grand territoire;
2. Une économie désavantagée par le climat et centrée sur le commerce des fourrures et une agriculture rudimentaire;
3. Des guerres incessantes entre la France et l'Angleterre, guerres dont les colonies ont fait les frais et qui ont réellement ruiné la France;
4. Sauf quelques exceptions, les élites de la Nlle-France étaient plus intéressées à faire la guerre aux Anglais et à s'enrichir qu'à construire une colonie sur des bases solides; il y eut plus de harcèlement mené par les Français et leurs alliés indigènes contre les habitants de la Nlle-Angleterre qu'inversement; nous avons connu le «massacre de Lachine» perpétré par des Iroquois mais la Nlle-Angleterre a vécu les massacres (hommes, femmes et enfants) de Schenectady, Salmon Falls (près de Portsmouth), Casco, Wells, Deerfield, Haverhill (près de Boston), etc., tous des massacres perpétrés par des indigènes et des Franco-canadiens. La prétendue «grande paix du 4 août 1701», dont on vient de commémorer de façon grandiose le 300è anniversaire en moussant l'histoire, n'a été qu'une habile manipulation politique ayant pour but de combattre les «maudits Anglais» (considérés comme hérétiques). En 1706, Vaudreuil doit calmer des Abénaquis qui se plaignent de ne pas être suffisamment rémunérés: «Nos cabanes sont remplies de chevelures anglaises qui flottent au gré des vents.» Rappelons aussi que la dernière victoire de Montcalm, la prise du fort William-Henry en 1757, a été suivie du massacre des prisonniers par les Abénaquis. Pellerin relate qu'ils ont même déterré des morts pour les scalper! La déportation des Acadiens (moins de la moitié) tant décriée n'est qu'une conséquence de ces harcèlements.
5. La corruption aux plus hauts niveaux: cette corruption a été dénoncée par Montcalm mais Vaudreuil a protégé Bigot (ces deux derniers auront leur procès en France; Vaudreuil sera acquitté, mais pas Bigot).

La conclusion de Jean Pellerin:

«Pour peu qu'on accepte de la démaquiller, la Nouvelle-France n'a jamais été l'inoffensive colonie française que plusieurs imaginent; elle n'a jamais été ce "petit peuple" pur et sans tache que les "maudits Anglais" harcelaient sans cesse et sans raisons. Au contraire, ce sont les "maudits Anglais" qui, à force d'être harcelés, ont eu recours aux grands moyens pour mettre fin à la superbe française en Amérique du Nord. C'est la conclusion à laquelle il faut en venir après une lecture approfondie de cette histoire haute en couleur.»

11 août 2001
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Une fierté gaie?

Gai ou pas gai (dans tous les sens du terme) il n'y a pas de quoi être fier du spectacle qui nous est présenté à chaque année (cet été, c'était le 5 août) par «la fierté gaie». Va pour le jour de l'Halloween à la fin d'octobre. Et pourquoi vouloir tant se mettre en évidence, se singulariser? A-t-on besoin d'un défilé pour les familles, pour les célibataires, les hétéros, pour les «vieilles filles», pour les femmes, les hommes, les jeunes, les vieux, etc.? Voir des politiciens comme Pierre Bourque, Allan Rock, Gilles Duceppe, Mario Dumont, se mêler à cette foule, je me dis qu'il n'y a rien là... parce que ça va bien avec eux. Bien sûr, c'est leur droit aux gais de faire leur défilé; ce droit ne nuit pas aux nôtres. Mais la tolérance n'implique pas l'acceptation, l'assentiment, l'approbation et elle ne doit pas se traduire par la peur d'exprimer des points de vue divergents. En particulier quand ils demandent au gouvernement de créer un ... Secrétariat pour les gais et lesbiennes; n'y a-t-il pas déjà suffisamment de «secrétariats» de toutes sortes? Il faudrait plutôt éliminer ceux qui existent. L'Histoire regorge d'exemples de déviations sexuelles; si elles étaient devenues la norme nous ne serions pas là aujourd'hui pour en parler.

5 août 2001
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Lord Durham n'avait-il pas... un peu raison?

Tout comme l'écrivain montréalais Mordecai Richler, Lord Durham est un mal-aimé des Québécois francophones. Le premier pour avoir dit que les Canadiennes françaises sont des truies, le second pour avoir écrit que nous sommes «un peuple sans histoire». Richler a sûrement manqué de finesse. S'il avait seulement dit qu'à l'époque des familles nombreuses, les Québécoises servaient à la procréation et, partant, qu'elles étaient traitées comme des truies, sans doute aurait-il reçu l'appui de plusieurs d'entre elles. Il n'y a pas non plus que la religion catholique qui a relégué la femme à un rôle procréateur et familial. La religion juive aussi, sans oublier les disciples de Mohammed le Prophète (dont la satisfaction venait sans doute plus de sa rencontre avec Aïcha que celle d'Allah...), etc.

Je vais en offusquer certains (peut-être plusieurs) en vous disant que John George Lambton (1792-1840), mieux connu sous le nom de Lord Durham, n'avait pas totalement tort. Il avait tort dans son interprétation des faits et dans ses conclusions, mais non pas dans son constat de certains faits (après tout Durham, comme notre «modèle québécois», voulait notre bien à tous...). Durham voyait dans le fait que nous parlons français un obstacle à notre développement, ce qui est vrai en y apportant la nuance suivante: une minorité linguistique doit toujours assumer le coût de sa différence et ce coût va diminuer avec le dynamisme des individus et de leurs institutions. Or Durham constatait que ce dynamisme, tout aristocrate qu'il était, était absent au Bas-Canada car «les institutions de France durant la colonisation du Canada étaient peut-être plus que celles de n'importe quelle autre nation d'Europe propres à étouffer l'intelligence et la liberté du peuple» (Source: «Rapport sur les affaires de l'Amérique du Nord britannique», 1839). Certes, Durham n'a pas dit que plusieurs Canadiens ont soutenu la Révolution américaine et que ce soutien a été combattu, dans l'intérêt de l'Empire britannique, par les forces qui étouffaient «l'intelligence et la liberté du peuple». Il avait toutefois raison de soutenir que les anglophones faisaient preuve d'un plus grand dynamisme même s'il voulait que les Canadiens (terme qui désignait à l'époque les seuls francophones nés ici) bénéficient de ce dynamisme... en s'anglicisant, comme si la langue (et non d'autres facteurs) pouvait déterminer l'esprit d'entreprise.

7 juillet 2001
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Un peu d'histoire : avez-vous des idées subversives?

En 1931 au Québec s'amorce le «retour à la terre», le mouvement de colonisation. Le taux de chômage atteint son plus haut niveau en 1932. C'est le «secours direct». Un abbé publie un volume intitulé «Le vrai remède» où il écrit que «la ville est une tueuse de peuples (...) les puissances de la race s'y stérilisent», etc. Évidemment, en rétrospective on peut toujours dire avec raison qu'il est préférable de vivre de l'agriculture à la campagne que d'être un chômeur dans une ville, surtout dans la période de la grande crise de 1929. Mais les raisons que l'on invoquait et les objectifs visés n'avaient souvent rien à voir avec le chômage... Il s'agissait plutôt d'un dédain viscéral de tout ce qui était citadin ou se rapportait à l'industrie et au commerce, des sources de «péché»...

Toujours est-il que je suis tombé (ce n'est pas tout à fait un hasard) sur un contrat de colonisation émis à un «colon» par le Ministère de la Colonisation le 10 mars 1939. À ce moment, c'est Duplessis qui est au pouvoir (il le perdra en faveur d'Adélard Godbout le 25 octobre de la même année). C'est durant cet intermède de 1936 à 1939 que Duplessis avait passé sa Loi du Cadenas («Loi protégeant la province contre la propagande communiste»). Quoi qu'il en soit le contrat que j'ai en mains s'intitule «Billet de location». Pour devenir propriétaire (obtenir ses «lettres patentes»), le «colon» devait remplir 15 conditions. Il devait bien sûr défricher au moins 30% du lot et le mettre en culture. Remarquez que la plupart des terres ainsi concédées étaient au départ très rocailleuses et impropres à la culture. La 15e condition se lit comme suit : «Le Ministre de la Colonisation se réserve le droit d'annuler, en tout temps, la présente vente si l'acquéreur devient une cause de désordre public par ses idées subversives ou par son insubordination contre l'autorité».

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Le premier Blanc à naître en Amérique était un Viking : Snorri Gudridsson

Il y a une expression québécoise dont j'ignore l'origine et l'orthographe. J'ai souvent entendu pour décrire quelqu'un qui est malcommode ou rusé qu'il est «un p'tit snorro» ou «un vieux snorro». En lisant un article sur la Norvège et les Vikings dans une vieille encyclopédie, je découvre «Snorro»... Vers l'an 986, le Viking Éric le Rouge aurait découvert l'Amérique. Son fils Leif Eriksson (né en Islande) a refait le voyage vers l'an 1000 avec 35 hommes et aurait abordé sur les côtes de l'Amérique du Nord (un site Viking sur la partie nord de l'île de Terre-neuve, à l'Anse-aux-Meadows, date de cette époque). Il appela cette région «Vinland». Le mari de sa soeur, Thorfinn Karlsefni, y retourne vers 1010 avec 160 personnes et fonde une colonie où naquit son fils «Snorro». Même si la colonie a été abandonnée trois ans plus tard, «Snorro» serait le premier Blanc né en Amérique.

Snorro serait toutefois une déformation de Snorri, fils de Freydís Eiríksdóttir (la sœur de Leif Eriksson) et de Thorfinn Karlsefni. Leur départ du Vinland serait due à l'hostilité des indigènes, qu'ils appellent les Skrælingar (ou barbares), probablement les Béothuks de Terre-Neuve (maintenant disparus).

Pour plus de renseignements, voir entre autres Wikipedia et le site des sagas d'Islande (http://www.sagadb.org/) en particulier celle intitulée «The Saga of Erik the Red».

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Les consensus

Lors de l'émission Point de presse animée par Pierre Maisonneuve le 27 février 2000, le ministre de l'Éducation François Legault a utilisé une dizaine de fois le mot «consensus». Les politiciens nous font toujours valoir que leurs décisions sont prises par consensus, mêmes si les contribuables et les consommateurs sont rarement consultés. En fait, comme on l'a vu lors du dernier Sommet de la jeunesse (où les personnes de moins de 30 ans ne composaient que 37% des gens présents), sommet qui a produit selon le ministre «un beau consensus», les consultations ne font valoir que les intérêts des groupes de pression. La mise en scène est orchestrée par le gouvernement. Le gouvernement s'était déjà planifié une «marge de manœuvre» afin de faire plaisir à tout ce monde. Le gouvernement nous prend 100$, nous en remet 55$ et certains cons d'applaudir. C'est pourquoi j'appelle les consensus des «con-sangsues».

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Notes de lecture:
Stalingrad

«Stalingrad», par Anthony Beevor. Un livre bien documenté, paru en 1998. Stalingrad, ce n'est pas seulement l'histoire d'une bataille mais surtout celle des combattants et des civils. L'auteur a eu accès aux archives russes. Une lecture qui aide à comprendre comment la défense d'une idéologie, cette fois de la part des deux belligérants, peut conduire au fanatisme. Ceux qui croient que l'État est le meilleur défenseur du bien commun y verront comment le NKVD et les commissaires politiques traitaient leur propre population. La droite est facilement pointée du doigt mais pourquoi passe-t-on sous silence les assassinats collectifs de la gauche ? Les exécutions de 4 500 officiers polonais à Katyn ne sont pas une exception (26 000 Polonais ont été exécutés sur un ordre de Staline). Un exemple que donne l'auteur: 50 000 civils ont été bloqués dans Stalingrad par les contrôles exercés par le NKVD. «Les civils bloqués dans Stalingrad n'avaient pratiquement rien. Le fait que 10 000 d'entre eux, dont un millier d'enfants, aient été encore vivants au milieu des ruines de la ville après plus de cinq mois de combats demeure le phénomène le plus effarant de la bataille de Stalingrad».

Antony Beevor a plusieurs volumes à son crédit (voir www.antonybeevor.com). J'ai aussi lu «La chute de Berlin», paru en 2002. Beevor qualifie de plus beau poisson d'avril de l'histoire contemporaine le message du 1er avril 1945 de Staline à Eisenhower où Staline déclare que Berlin n'est pour lui qu'un objectif secondaire. En fait, pendant toute cette guerre les Américains ont été dupes des communistes.

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Autres textes à Varia (suite)

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