Quelques citations

«Le moyen infaillible de rajeunir une citation est de la faire exacte»
(Émile Faguet, 1847-1916)
Sommaire:

-Des politiciens en général, sur la redistribution des richesses...
-Dalaï-lama, sur l'existence de Dieu et les religions
-Pierre Bourgault, sur la foi et autres sujets
-Épicure, sur la mort
-Émile Faguet, sur la conception rousseauiste de l'homme et les choix des gouvernants
-Placide Gaboury, comparant les hommes et les animaux
-Friedrich Hayek, sur l'individualisme
-Victor Hugo, sur les cléricaux
-Aldous Leonard Huxley, on bio-social engineering (excerpt from Brave New World)
-Anthony de Jasay, about the State
-Thomas Jefferson, on religion
-Omar Khayyam, sur l'unité de l'âme et du corps dévoilée par... le bon vin
-John Maynard Keynes, sur les impacts économiques positifs des catastrophes


-La Hontan, sur la religion
-Gustave Le Bon, sur la croissance de l'État
-Pape Léon X, sur la fable de Jésus-Christ
-Henri Lepage, sur le libéralisme
-Yves Lever, sur la religion
-Georg Christoph Lichtenberg, la conscience du malheur
-Abraham Lincoln, les 7 commandements de l'homme libre
-Lucrèce, sur la mort
-Edgar Morin, sur la préhistoire de l'esprit humain
-Bertrand Russell, sur la tolérance
-Donatien-Alphonse-François de Sade, dit le Marquis de Sade, sur le cannibalisme
-William Shakespeare, sur la lutte contre l'esclavage
-Henry David Thoreau (1817-1862), Excerpts from Walden, or Life in the Woods (1854)


D'un empereur romain (en l'occurrence de n'importe quel politicien):

«Le gouvernement a deux bras: un long et un court.
Le long, c'est pour prendre dans vos poches;
le court, c'est pour redistribuer près de lui.»Sommaire haut de page >>


De Pierre Bourgault, dans «Bourgault doux, amer» (un recueil de maximes aux Éditions Stanké, 1992):

-«La foi transporte les montagnes. C'est vrai.
La raison les laisse là où elles sont. C'est mieux.»
-«La secte n'est rien d'autre qu'une religion qui n'a pas encore réussi.»
-«Les femmes sont les dernières à abandonner les religions qui les méprisent.»
-«Si Dieu a créé l'homme à son image et à sa ressemblance, j'aime mieux croire qu'il n'existe pas.»
-«Je connais un homme qui dénonce la chasse avec véhémence mais sa canne à pêche ne l'embarrasse pas.»
-«L'Indien raconte qu'il est là depuis dix mille ans. Je lui demande alors son âge. "Trente-six ans", répond-il. "Et moi soixante." Personne n'est là depuis dix mille ans.»
-«La civilisation n'est qu'une vaste entreprise de police.»
-«Avant la naissance et après la mort, on ne sent rien. C'est entre les deux que ça fait mal.»
-«Si la mort n'a pas de sens, pourquoi la vie en aurait-elle un?»
-«Il faut être bien vaniteux pour croire en la vie éternelle. Il faut être bien arrogant pour n'y croire que pour les humains.»
-«Quand on est dans le domaine de la foi, il faut éviter de faire des démonstrations. Quand on fait des démonstrations, il faut éviter le recours à la foi.»
-«Si Dieu a inventé la notion de peuple élu, il a du même coup inventé le racisme.»
-«Abraham était prêt à sacrifier son fils pour l'amour de Dieu. On aurait dû le jeter en prison mais la Bible en a fait un héros.»
-«On tue une mouche avec beaucoup plus de détachement que si on tuait un chien. Pourquoi?»
-«Contrairement à ce qu'on pourrait croire, je n'ai rien contre les écolos. C'est la religion qui m'agace.»
-«L'éjaculation précoce n'est pas un problème, c'est un hommage.»
-«Le loup n'est pas un homme pour le loup.»
-«Ceux qui se plaignent de ne pas avoir de chefs méritent d'en avoir.»
-«Les régimes totalitaires privent les gens de leurs droits. Les régimes démocratiques découragent les citoyens de les exercer.»
-«Autrefois, cinquante pour cent des enfants mouraient dans l'année qui suivait leur naissance. Aujourd'hui, c'est dans l'année qui la précède.»
-«La science se trompe souvent. La religion, toujours.»
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Épicure, philosophe grec 341-270 av. J.-C. (l'épicurisme est associé faussement à la recherche du seul plaisir alors qu'il vise plutôt la maîtrise de soi):
-«La prudence sera le premier appui de notre bonheur: cette vertu préférable à la philosophie même, puisqu'elle est la mère de toutes les autres vertus, qui nous apprennent qu'on ne peut être heureux sans être prudent, honnête et juste, ni être prudent, honnête et juste sans être heureux.»
-«Faites-vous une habitude de croire que la mort n'est rien pour nous, puisque le bien et le mal ne peuvent avoir lieu que par le sentiment. Or, la mort est l'extinction de tout sentiment. Avec ce principe, on sait user de cette vie mortelle: on ne s'avise point d'en attendre une autre pour jouir, et on renonce à ce vain espoir de l'immortalité. Il ne peut même arriver rien qui nous rende malheureux, dès que nous sommes parvenus à ne pas regarder la perte de la vie comme un malheur. [...] La mort, ce mot qui fait frissonner le vulgaire, ne nous touche point, puisque, tant que nous sommes elle n'est point, et quand elle est, nous ne sommes plus.»
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Émile Faguet (1847-1916) dans Le libéralisme, publié en 1903: «"L'homme est né libre, et partout il est dans les fers." Cet axiome, qui est à peu près aussi juste que le serait celui-ci: "Le mouton est né carnivore mais partout il mange de l'herbe", est, comme on sait, la première ligne du Contrat social, ouvrage destiné à prouver que l'homme est né libre, à montrer qu'il ne l'est nulle part, à assurer qu'il doit le redevenir et à organiser une société où il serait plus opprimé qu'en Turquie.»
«J'ai beau faire, je ne puis pas très nettement comprendre pourquoi le gouvernement est nécessairement plus intelligent que moi, et même seul intelligent dans tout le pays que j'habite.»
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Dans le langage populaire agressif, il est fréquent d'entendre dire de telle ou telle personne qu'elle est comparable à tel animal (chien, singe, etc.). C'est sans doute un complexe de race supérieure et ce n'est pas faire honneur aux animaux. Voici une citation du livre de Placide Gaboury, «L'envoûtement des croyances» (Éditions Québécor, 2000) :
«Le siècle qui s'achève montre à l'évidence que c'est l'humain qui est cruel, méchant, bête et monstrueux, et non l'animal. Car aucun fauve ne ferait à ses rivaux ou à ses proies ce que les Lénine, Staline, Hitler, Pol Pot, Mao, Ho Chi Minh, Milosevic et les colonels argentins ont fait à leurs propres concitoyens, à leurs voisins ou à leurs ennemis. Les Romains ont créé l'adage suivant: "L'homme est un loup pour l'homme". Mais c'est méconnaître l'animal encore plus que l'homme. Car jamais un loup ne sera cruel au sens humain du mot, encadré qu'il est par les exigences de l'instinct. (...) Car si les animaux ne disposent d'aucune doctrine ou croyance, en revanche les humains, en plus d'être mus par les instincts de l'animal, ont la capacité de s'attacher émotivement à leurs croyances et d'en faire, à force d'habitude, des réactions presque instinctives.»
Note: La locution «L'homme est un loup pour l'homme» («Homo homini lupus») vient de Plaute, poète romain (254-184 av. J.-C.). Voir les citations de Pierre Bourgault qui écrit: «Le loup n'est pas un homme pour le loup».
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Friedrich Hayek, dans La route de la servitude (1943), livre dédié aux socialistes de tous les partis:
La philosophie de l'individualisme «ne part pas, comme on le prétend souvent, du principe que l'homme est égoïste ou devrait l'être. Elle part simplement du fait incontestable que les limites de notre pouvoir d'imagination ne permettent pas d'inclure dans notre échelle de valeurs plus d'un secteur des besoins de la société tout entière et que puisque, au sens strict, les échelles de valeurs ne peuvent exister que dans l'esprit des individus, il n'y a d'échelles de valeurs que partielles, échelles inévitablement diverses et souvent incompatibles. De ce fait l'individualiste conclut qu'il faut laisser l'individu, à l'intérieur de limites déterminées, libre de se conformer à ses propres valeurs plutôt qu'à celles d'autrui, que dans ce domaine les fins de l'individu doivent être toutes-puissantes et échapper à la dictature d'autrui. Reconnaître l'individu comme juge en dernier ressort de ses propres fins, croire que dans la mesure du possible ses propres opinions doivent gouverner ses actes, telle est l'essence de l'individualisme. Cette attitude n'exclut naturellement pas qu'on admette l'existence de fins sociales, ou plutôt d'une coïncidence de fins individuelles qui recommande aux hommes de s'associer pour les atteindre. Mais elle limite cette action commune aux cas où les idées individuelles coïncident; ce qu'on appelle des fins sociales sont simplement des fins identiques d'un grand nombre d'individus, ou des fins à l'obtention desquelles des individus sont disposés à contribuer en échange de l'assistance qu'ils reçoivent pour la satisfaction de leurs propres désirs. L'action commune est ainsi limitée aux domaines où les gens sont d'accord sur des fins communes.»
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Victor Hugo devant l'Assemblée nationale française, à propos du parti des cléricaux: «C'est lui qui fait défense à la science et au génie d'aller au-delà du missel et qui veut cloître la pensée dans le dogme. Tous les pas qu'a faits l'Europe, elle les a faits malgré lui. Son histoire est écrite dans l'histoire du progrès humain, mais elle est écrite au verso». «Si le cerveau de l'humanité était là devant vos yeux, à votre discrétion, ouvert comme la page d'un livre, vous y feriez des ratures.» (le 15 janvier 1850)
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Aldous Leonard Huxley (1894-1963), from «Brave New World», an excerpt that really puts social engineering at its climax, i.e. in bio manipulation (something to make jealous all our National Intitutes of Public Health and the United Nations bureaucrats): -«"We also predestine and condition. We decant our babies as socialized human beings, as Alphas or Epsilons, as future sewage workers or future..." He was going to say "future World controllers," but corrected himself, said "future Directors of Hatcheries," instead.»
-«"And that," put the Director sententiously, "that is the secret of happiness and virtue--liking what you've got to do. All conditioning aims at that: making people like their unescapable social destiny."»
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Anthony de Jasay, an Anglo-Hungarian economist now living in France. From «The State» (1985): «People who have been made to rely on the state never learn the art of self-reliance nor acquire the habits of civic action. One of Tocqueville's most celebrated insights (though he had more subtle ones) was in fact about English and American "government" which left both room and need for grass-roots initiatives and, by benign neglect, induced people to run their own affairs, and French "administration" which did neither. The habit-forming effects of the state, the dependence of people's values and tastes on the very political arrangements which they are supposed to bring about, is a basic motif which keeps surfacing throughout my argument.»
The book is free online from The Library of Economics and Liberty.
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Thomas Jefferson, 3è président des États-Unis (1743-1826):
-«I have recently been examining all the known superstitions of the world and do not find in our particular superstition (christianity) one redeeming feature. They are all alike, founded upon fables and mythologies».
-«It does me no injury for my neighbor to say there are twenty gods, or no God» (Notes on the State of Virginia).
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Omar Khayyam, (18 mai 1048-4 déc. 1131), mathématicien réputé (voir ce lien: www-gap.dcs.st-and.ac.uk/~history/Mathematicians/Khayyam.html) et poète persan, de son nom complet Ghiyath al-Din Abu'l-Fath Umar ibn Ibrahim Al-Nisaburi al-Khayyami :
-«Ceux dont les croyances sont basées sur l'hypocrisie
Veulent faire une distinction entre l'âme et le corps.
Moi, je sais que le vin seul a le mot de l'énigme
Et qu'il donne conscience d'une parfaite unité».
(Source: athee.free.fr/khayyam.html)

Voici une traduction différente venant du site de l'Agora:
«LXV.Les hommes bornés ou orgueilleux établissent une différence entre l'âme et le corps.
Moi, je n'affirme qu'une chose:
le vin détruit nos soucis et nous donne la quiétude parfaite.»

Et cet autre quatrain:
«XVIII.Longtemps encore, chercherai-je à combler de pierres l'Océan?
Je n'ai que mépris pour les libertins et les dévots.
Khayyâm, qui peut affirmer que tu iras au Ciel ou dans l'Enfer?
D'abord, qu'entendons-nous par ces mots?
Connais-tu un voyageur qui ait visité ces contrées singulières?»

Il y a la version anglaise à www.armory.com, dont voici un extrait :
«Oh, come with old Khayyam, and leave the Wise
To talk; one thing is certain, that Life flies;
One thing is certain, and the Rest is Lies;
The Flower that once has blown for ever dies.»
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De John Maynard Keynes, dans «The General Theory of Employment, Interest and Money», dont les théories magiques inspirent encore nos politiciens (se souvient-on par exemple des déclarations de M. Bernard Landry lors des inondations au Saguenay, alors qu'il était ministre des Finances, et lors des événements du 11 septembre 2001 aux États-Unis qu'il qualifiait de bénéfiques pour l'économie?):

-«For a man who has been long unemployed some measure of labour, instead of involving disutility, may have a positive utility. If this is accepted, the above reasoning shows how "wasteful" loan expenditure may nevertheless enrich the community on balance. Pyramid-building, earthquakes, even wars may serve to increase wealth, if the education of our statesmen on the principles of the classical economics stands in the way of anything better.»

-«If the Treasury were to fill old bottles with bank-notes, bury them at suitable depths in disused coalmines which are then filled up to the surface with town rubbish, and leave it to private enterprise on well-tried principles of laissez-faire to dig the notes up again (the right to do so being obtained, of course, by tendering for leases of the note-bearing territory), there need be no more unemployment and, with the help of the repercussions, the real income of the community, and its capital wealth also, would probably become a good deal greater than it actually is. It would, indeed, be more sensible to build houses and the like; but if there are political and practical difficulties in the way of this, the above would be better than nothing.»

-«Ancient Egypt was doubly fortunate, and doubtless owed to this its fabled wealth, in that it possessed two activities, namely, pyramid-building as well as the search for the precious metals, the fruits of which, since they could not serve the needs of man by being consumed, did not stale with abundance. The Middle Ages built cathedrals and sang dirges. Two pyramids, two masses for the dead, are twice as good as one; but not so two railways from London to York.»
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Extraits de «Suite du Voyage de l'Amérique ou Dialogues de monsieur le baron de LaHontan et d'un Sauvage de l'Amérique» (imprimé à Amsterdam, édition de 1728 (Lahontan vécut en Nouvelle-France de 1683 à 1693; ne pouvant réintégrer la France, par crainte de la Bastille, il mourut en exil en 1715). «Je fis voir mon manuscrit, écrit La Hontan, à Mr. le comte de Frontenac, qui fut si ravi de le lire, qu'ensuite il se donna la peine de m'aider à mettre ces Dialogues dans l'état où ils sont.» Le texte est montré dans l'original :

--«Les Jésuites disent que parmi cinq ou six cens sortes de Religions qui sont sur la terre, il n'y en a qu'une seule bonne & véritable, qui est la leur, & sans laquelle nul homme n'échappera d'un feu qui brûlera son âme durant toute l'éternité; & cependant ils n'en sçauroient donner des preuves».

--«Qui dois-je croire, s'il n'y a qu'une seule véritable religion sur la terre? Qui sont les gens qui n'estiment pas la leur la plus parfaite?»

--«Il n'est rien de si naturel aux Chrétiens, que d'avoir de la foi pour les saintes Écritures, parce que dès leur enfance on leur en parle tant, qu'à l'imitation de tant de gens élevez dans la même créance, ils les ont tellement imprimées dans l'imagination, que la raison n'a plus la force d'agir sur leurs esprits déjà prévenus de la vérité de ces Évangiles».

--«Les affaires de l'autre monde sont bien différentes de celles-ci. Peu de gens sçavent ce qui s'y passe».

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Gustave Le Bon, dans «Psychologie des foules» (1895) :
«Victimes de cette illusion qu'en multipliant les lois l'égalité et la liberté se trouvent mieux assurées, les peuples acceptent chaque jour de plus pesantes entraves.
Ce n'est pas impunément qu'ils les acceptent. Habitués à supporter tous les jougs, ils finissent bientôt par les rechercher, et arrivent à perdre toute spontanéité et toute énergie. Ils ne sont plus alors que des ombres vaines, des automates passifs,. sans volonté, sans résistance et sans force.
Mais alors les ressorts que l'homme ne trouve plus en lui-même, il est bien forcé de les chercher hors de lui-même. Avec l'indifférence et l'impuissance croissantes des citoyens, le rôle des gouvernements est obligé de grandir encore. Ce sont eux qui doivent avoir forcément l'esprit d'initiative, d'entreprise et de conduite que les particuliers n'ont plus. Il leur faut tout entreprendre, tout diriger, tout protéger. L'État devient un dieu tout-puissant. Mais l'expérience enseigne que le pouvoir de tels dieux ne fut jamais ni bien durable, ni bien fort.
Cette restriction progressive de toutes les libertés chez certains peuples, malgré une licence extérieure qui leur donne l'illusion de les posséder, semble être une conséquence de leur vieillesse tout autant que celle d'un régime quelconque. Elle constitue un des symptômes précurseurs de cette phase de décadence à laquelle aucune civilisation n'a pu échapper jusqu'ici.»

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Dixit le pape Léon X, pape de 1513 à 1521, à son secrétaire Pietro Bembo (devenu cardinal en 1539):
-«On sait de temps immémorial combien cette fable de Jésus-Christ nous a été profitable» (Historia docuit quantum nos iuvasse illa de Christo fabula ou cette autre version: Quantum nobis nostrique que ea de Christo fabula profuerit, satis est omnibus seculis notum). Cette citation viendrait de John Bale, un réformateur protestant qui vécut de 1495 à 1563. Bien que cette citation soit vraisemblable il n'est pas certain qu'elle soit vérédique; il peut aussi s'agir d'une formulation altérée de la suivante: le jour même de son élection, le Pape a écrit à un autre cardinal (son frère Giuliano de Medici, ami de Pietro Bembo) : «Dieu nous a donné la papauté. Profitons-en pour nous amuser». Voir l'encyclopédie gratuite sur internet Wikipedia pour «John Bale» et «Pope Leo X».
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Le dalaï-lama (Tenzin Gyatso):
-En 2003, à une question de la revue Sélection du Reader's Digest portant sur les moyens d'endiguer l'intolérance religieuse, le dalaï-lama actuel (Tenzin Gyatso, né en 1935) a répondu entre autres ce qui suit: «Je ne crois pas en Dieu. Je ne crois pas qu'il y ait un créateur. Mais je respecte toutes les religions.» Comme le pape Léon X (voir la citation précédente), le dalaï-lama voit bien que la religion est une bonne affaire.
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De Henri Lepage, dans Demain le capitalisme (Hachette, 1978):
-«Le libéralisme n'est ni à droite ni à gauche; mais au-delà de la politique. Il est exactement le contraire de la société corporative actuelle. Le libéralisme se donne pour objectif de réduire le plus possible le poids de l'État dans la société, et donc d'accroître le domaine du marché, parce que le développement du rôle de l'État entraîne automatiquement l'essor du corporatisme. Encore une fois l'existence d'un État fort et dominant aboutit en effet à faire qu'il devient plus payant pour les citoyens de chercher à s'emparer de l'appareil étatique que de chercher à fonder leurs rapports sur des échanges réciproques, créateurs de plus-values pour toutes les parties en cause. La logique de l'État est de mener à l'exploitation de l'un par l'autre, quel que soit celui qui exploite ou qui est exploité. La meilleure garantie contre toutes les exploitations, c'est le marché. C'est une aberration mentale que de faire de l'État le protecteur des faibles et des exploités. Que cet État soit de droite ou de gauche ne change rien au problème. Le résultat est le même.»
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Pour une lecture rafraîchissante sur la foi religieuse, je vous suggère le livre de Yves Lever (ex-jésuite, ou ex-«soldat du Christ») : «Petite critique de la déraison religieuse» (Éditions Liber, 1998. 225 p.). Yves Lever a son site Web sur le cinéma québécois et l'enseignement du cinéma à : http://www.cam.org/~lever/Lever.html.

Quelques citations de Yves Lever:
--«Dans toutes les religions, il y a toujours un point de rupture où "l'amour du prochain" fait place à l'excommunication et au châtiment».
--«Qu'est-ce que l'idéologie religieuse a fondé d'important et qui pourrait servir encore de fondement pour l'avenir ?»
--«Si au lieu de rêver d'un hypothétique paradis après la mort, on s'arrangeait pour changer la vie avant la mort, l'humanité ne se porterait-elle pas mieux ?»
--«Y a-t-il dans l'histoire un pouvoir religieux qui a accédé à la direction politique et qui a respecté intégralement la liberté de ceux qui ne partageaient pas sa foi ?»
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Georg Christoph Lichtenberg (1742-1799), Aphorismes :

«Quand on est jeune on sait à peine que l'on vit. Le sentiment de la santé ne s'acquiert que par la maladie. L'attraction exercée sur nous par la terre, nous ne la remarquons que si nous sautons en l'air, par le choc subi en retombant. Lorsque la vieillesse arrive, l'état de maladie devient une sorte de santé, et l'on ne remarque plus que l'on est malade. Si le souvenir du passé ne subsistait pas, on s'apercevrait peu du changement. Aussi, je crois que la vieillesse n'existe pas pour l'animal, sinon à nos yeux. Un écureuil qui, au jour de sa mort, mène une vie de mollusque n'est pas plus malheureux que le mollusque. Mais l'homme, qui vit en trois lieux, dans le passé, dans le présent et dans l'avenir, peut être malheureux dès que l'un des trois ne vaut rien. La religion en a même ajouté un quatrième: l'éternité.»
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Abraham Lincoln, Déclaration au Congrès, 1860 :

«Vous ne pouvez pas créer la prospérité en décourageant l'épargne.
Vous ne pouvez pas donner la force au faible en affaiblissant le fort.
Vous ne pouvez pas aider le salarié en anéantissant l'employeur.
Vous ne pouvez pas favoriser la fraternité humaine en encourageant la lutte des classes.
Vous ne pouvez pas aider les pauvres en ruinant le riche.
Vous ne pouvez pas éviter les soucis en dépensant davantage que le gain.
Vous ne pouvez pas forger le caractère et le courage en décourageant l'initiative et l'indépendance.
Vous ne pouvez pas aider les hommes continuellement en faisant pour eux ce qu'ils devraient faire eux-mêmes.»
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Titus Lucretius Carus (Lucrèce; n. à Rome vers 98 av. J.-C, m. 55), dans De la nature («De Natura Rerum»):
-«Aucun malheur ne peut atteindre celui qui n'est plus; il ne diffère en rien de ce qu'il serait s'il n'était jamais né, puisque sa vie mortelle lui a été ravie par une mort immortelle.»
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De Edgar Morin, dans La connaissance de la connaissance (le tome III --1986-- d'une série d'essais sur l' «anthropologie de la connaissance», aux Éditions du Seuil):

-Il y a peut-être encore de l'espoir: «Nul ne peut prétendre au plein emploi de ses aptitudes intellectuelles; Einstein, dans ce sens, pensait que l'énorme machine cérébrale d'homo sapiens était inutilisée à plus de 80%. Disons plus encore: notre intelligence n'a pas atteint son épanouissement; notre pensée est encore sous-développée; notre conscience est encore barbare. La conception humaine n'a pas encore pu créer, dans le champ de la technique et celui des idées, des organisations aussi subtiles que l'assimilation chlorophyllienne ou que la machinerie bactérienne. La pensée n'arrive pas encore à concevoir le cerveau dont elle est issue. C'est par rapport à notre cerveau, si développé dans son domaine propre, que notre esprit, dans son domaine propre, apparaît si sous-développé.»
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De Bertrand Russell (1872-1970), dans Bertrand Russell Speaks his Mind, traduit par Gallimard en 1962 sous le titre Ma conception du monde:

-«Depuis les temps les plus reculés, nous voyons, chaque fois que l'humanité fait un grand pas en avant, qu'elle le doit à des individus; et presque toujours, ces individus rencontrent une opposition farouche de la société.»

«Le fanatisme semble procurer l'agréable sentiment d'œuvrer en commun. Un groupe de fanatiques est à l'aise, une espèce de fraternité l'anime: on s'excite pour les mêmes motifs.»

«La tolérance, au plein sens du terme, consiste à ne punir personne pour ses opinions, tant qu'il n'en résulte pas des actes criminels.» (les États ont toutefois une définition plutôt élastique de ce qu'est un crime).

«Je pense que le plus grand danger qui nous menace -- à supposer, bien entendu, que la race humaine ne se liquide pas elle-même dans une grande guerre -- c'est d'être enrégimentés. Par l'effet des découvertes scientifiques, par l'effet des tendances bureaucratiques, le monde risque de se trouver organisé à tel point qu'il ne sera plus drôle du tout de l'habiter.»
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Donatien-Alphonse-François de Sade, dit le Marquis de Sade (1740-1814), Extrait de Juliette ou la suite de Justine -1796 :

«Mes amis, nous dit notre hôte, je vous ai prévenus qu'on ne se nourrissait ici que de chair humaine; il n'est aucun des plats que vous voyez qui n'en soit. Nous en tâterons, dit Sbrigani; les répugnances sont des absurdités: elles ne naissent que du défaut d'habitude; toutes les viandes sont faites pour sustenter l'homme, toutes nous sont offertes à cet effet par la nature, et il n'est pas plus extraordinaire de manger un homme qu'un poulet. -- En disant cela, mon époux enfonça une fourchette dans un quartier de garçon qui lui parut fort bien apprêté, et en ayant mis au moins deux livres sur son assiette, il les dévora. Je l'imitai.»
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De William Shakespeare, dans Hamlet :

«To be, or not to be: that is the question;
Whether 'tis nobler in the mind to suffer
The slings and arrows of outrageous fortune,
Or to take arms against a sea of troubles,
And by opposing end them?»
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