Mes notes sur le réchauffement

Les textes sur cette page -- Summary of this page :

-Meet the Deniers
-Les changements climatiques : il faut tenir un référendum
-Le gouvernement du Québec accouche d'un projet de loi pour contrôler le climat
-Les manipulateurs du climat
(sur le climat qu'il fait, celui qu'il fera, et celui qu'on nous fait)

-La grande arnaque des activistes du climat et des gouvernements

- Les tartufes du climat, vs les sceptiques «L'idée la plus généralement admise postule que ce changement consiste principalement en un réchauffement global et qu'il serait causé par le gaz carbonique (CO2) émis par l'homme suivant le phénomène physique dit de l'effet de serre. Je fais partie des membres de la communauté scientifique, certes aujourd'hui très minoritaires, qui contestent cette interprétation, la trouvant simpliste et occultant les dangers véritables.» de Claude Allègre, géophysicien, dans L'Express du 10 octobre.

-Fantaisies sur le réchauffement
-La lutte au réchauffement ("Global Warming"): une nouvelle religion?
-Brave New Climate (excerpts from an article by the Cato Institute)
une quasi-panique fondée sur une des plus grandes supercheries pseudo-scientifiques du siècle
-Kyoto sent le réchauffé



Meet the Deniers

Le National Post a résumé à la page Meet the deniers les liens à la série d'articles de Lawrence Solomon qui, depuis quelques années, met du sel dans les rouages des activistes du climat. Le mot «deniers» (en français : négationnistes) sonne un peu faux puisque ces gens font preuve d'esprit critique face à la crédulité. Les médias francophones, au Québec et même en France, ne donnent généralement qu'un seul côté de la... médaille. Au début de septembre 2009, la revue Science a publié un article intitulé «Recent Warming Reverses Long-Term Arctic Cooling» par MM. Kaufman et autres. Sauf que, comme dans la plupart des textes justifiant l'alarmisme climatocratique, les données paraissent avoir été manipulées. Voir la critique de Steve McIntyre à climateaudit.org. Nos médias exercent une censure mesquine et ils n'en ont pas parlé.

4 octobre 2009.

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Les changements climatiques : il faut tenir un référendum !

Le ministre fédéral de l'Environnement, James Prentice, a lancé ce mois-ci (juin 2009) une consultation bidon pour faire valoir notre point de vue sur les changements climatiques et surtout le régime, décidé à l'avance, de «spook-and-loot» (ou «cap-and-tax»). J'ai mis sur ce site un fichier Adobe PDF intitulé «Les changements climatiques», en citant mes sources. J'y explique brièvement les liens entre les cycles solaires, ceux de la Terre, les relations avec d'autres planètes et aussi l'influence du rayonnement cosmique sur l'ennuagement et les périodes de glaciation. Impossible de lier le CO2 aux périodes antérieures de glaciation, tout au plus pouvons-nous dire que c'est un gaz qui peut faciliter le réchauffement mais qui en est surtout le résultat. L'effet de refroidissement des nuages est plus prononcé que l'effet de serre.

Le fichier est mis à jour régulièrement. Vous savez que le premier ministre du Québec Jean Charest se prend pour un scientifique du climat et a fait du réchauffement climatique son cheval de bataille. Or, le rôle du CO2 d'origine humaine, et même du CO2 en général comme facteur moteur des changements climatiques, apparaît de plus en plus comme une supercherie. En plus de nous préparer des finances publiques malsaines, les politiciens veulent nous imposer (sans consultation directe) leur aventure de contrôle du CO2. Y a-t-il un certain esprit critique au Québec ?

Le sujet des changements climatiques a été il y a déjà plusieurs décennies enlevé graduellement des scientifiques et manipulé de plus en plus par des politiciens et groupes d'activistes, sans que la population soit consultée directement sur les enjeux alors qu'elle est constamment bombardée de propagande catastrophiste. Le 20 juin, dans un courriel au premier ministre Stephen Harper (voir le lien en format Word) j'ai demandé que l'on tienne un référendum en posant la question : Croyez-vous que le CO2 d'origine humaine est responsable des changements climatiques ?

La population, d'autant plus que c'est elle qui aura à payer, est en droit de connaître les deux côtés de la... médaille de la part des scientifiques et aussi les conséquences économiques et sociales des politiques mises de l'avant pour diminuer le dioxyde de carbone, le cas échéant. Présentement, les politiciens agissent comme des dictateurs (le régime parlementaire ne sépare pas le législatif et l'exécutif) et le seul point de vue véhiculé est celui des groupes d'activistes subventionnés pour la Cause et celui à sens unique des médias. Ils n'ont jamais obtenu de mandat spécifique de la population pour imposer des politiques fondées sur une imposture. Les décisions prises à Copenhague en décembre devraient donc être entérinées par un référendum pour avoir effet. Stephen Harper devrait en effet annoncer à l'issue de la réunion de Copenhague que les orientations de contrôle du climat, que l'ONU veut imposer, seront soumises à l'approbation de la population canadienne. Cette consultation référendaire pourrait d'ailleurs se tenir en même temps que des élections générales.

29 juin 2009.

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Le gouvernement du Québec accouche d'un projet de loi pour contrôler le climat

La déesse Gaïa de l'Antiquité grecque, qui symbolisait la Terre, était née du dieu Chaos. Gaïa a eu comme progéniture plusieurs dieux et déesses, et même des monstres, comme les Cyclopes. Les Cyclopes avaient un seul œil et c'est bien ce à quoi ressemble le projet de loi 42 déposé le 12 mai par la ministre Line «Gaïa» Beauchamp, Ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (plus c'est long, mieux ça paraît). Ce projet de loi est un exemple d'avocasserie qui donne tous les pouvoirs au gouvernement, en reléguant tout à la réglementation. Les seuls articles qui entrent en vigueur avec la sanction de la loi sont les deux premiers, et même dans ceux-ci le gouvernement réfère aux règlements à venir. Où sont donc nos valeureux gauchistes pseudo-défenseurs de la démocratie ? Où est l'opposition ? Sont-ils si obnubilés par Kyoto qu'ils sont prêts à nous faire tout avaler sans rien dire ? Et surtout que nous ne disions rien ?

Ce projet de loi, s'il entre en vigueur, va avoir des conséquences néfastes. Il ouvre la voie à une bureaucratie coûteuse, à la fois pour les entreprises et nous les consommateurs et les payeurs de taxes, de collecte de données et de contrôle et de vérification de ces données sur les émissions de ce qui est défini comme «gaz à effet de serre» (sauf qu'on oublie de mentionner la vapeur, qui cause de dix à quinze fois plus d'effet de serre que le CO2).

Il y a bien sûr cet article piteux et pitoyable (46.3) qui dit que c'est le gouvernement qui va décider des conséquences économiques des changements climatiques alors que les conséquences économiques de ces contrôles viennent en second plan. Le même article statue que tout ceci va être défini par décret !

Il est aussi question que le gouvernement accorde des crédits d'émission gratuits. Voilà la porte ouverte au patronage. Et personne ne s'objecte !

L'article 46.15 dit que les fonds soutirés de la population vont servir, entre autres, à la propagande gouvernementale («la sensibilisation du public»). Et personne ne s'objecte !

Ce projet de loi est un symbole de notre société qui se veut distincte, et pour ce faire qui veut imiter la Californie en banqueroute et les politiques d'Obama qui reçoivent de plus en plus d'opposition aux États-Unis et qui vont prolonger la récession, qui est prête à tout faire pour se faire valoir en faisant pire, qui veut satisfaire les petits amis de ce qui reste de la Bourse de Montréal, et encore plus les petits amis de certains bénéficiaires corporatifs du «cap-and-trade» qui approvisionnent la caisse (ou les bénéfices indirects) du parti de Jean Charest.

C'est curieux que le «réchauffement climatique» ait été réduit aux «changements climatiques» (parce que nous vivons un refroidissement depuis au moins 2001) et que la Maison Blanche (White Barn) veuille trouver une autre expression pour «cap-and-trade» parce que celle-ci aurait besoin d'un renouveau de propagande... Sur http://www.junkscience.com, il y a eu plusieurs suggestions pour Obama, dont celles-ci : cap-and-trap, scheme-and-ream, spook-and-loot. En effet, comme une taxe sur le carbone, ce n'est qu'un moyen pour le gouvernement de contrôler l'économie et un pas de plus vers le communisme. D'ailleurs, ce que Line Beauchamp dit en s'en félicitant, c'est que rien n'exclut des taxes sur le carbone (comme la taxe pour le Fonds dit Vert introduite par son prédécesseur Claude Béchard), car le gouvernement reçoit déjà plus de chaque litre d'essence que ce qu'il coûte à produire, et le gouvernement s'ingère continuellement dans nos choix de consommation : nourriture, poêles à bois, tarifs de l'Hydro-Québec, subventions à certains modèles de voitures, les enfants, leur éducation, etc. Le gouvernement est comme l'Hydre de Lerne. Si je reviens à la mythologie grecque (bien meilleure que la mythologie chrétienne ou celle de Jean Charest sur le climat ou les armes à feu), Héraclès (Hercule pour les Romains) a dû passer à succès douze travaux. Le deuxième était d'abattre l'Hydre de Lerne, un serpent à neuf têtes qui pouvait repousser deux têtes pour chacune qui était coupée. Bel exemple de la croissance de l'État ! Héraclès n'a pu gagner contre l'Hydre qu'avec l'aide d'un neveu qui brûlait chaque plaie de l'Hydre, évitant ainsi que la plaie se double. Voilà où nous en sommes au Québec. Après, il va nous rester dix travaux...

Qui plus est, le projet de loi de Mme Line «Gaïa» Beauchamp, outre ses coûts que nous devrons assumer, n'aura aucun effet sur le climat ! Même s'il y avait accord international pour que chaque pays assume les coûts présumés de ses émissions de gaz à effet de serre (GES -- un concept qui n'explique en rien les nombreuses périodes de glaciation), il n'y aurait qu'un impact minime sur le climat à très long terme. Au plus, dans la situation actuelle de refroidissement, il pourrait nuire à l'agriculture. Mais ce «consensus» est depuis longtemps rejeté par les pays non-occidentaux, comme la Chine, l'Afrique, etc. Tous ces pays veulent que le coût des émissions de GES soit assumé par nous, via des transferts gérés par l'ONU. Et voilà où nous conduit le gouvernement Charest et son modèle la Kalifornia de l'ex-Terminator : vers l'impasse et la décroissance. Pour «briller parmi les meilleurs» (un slogan de Charest) ce gouvernement est prêt à nous faire briller comme des chandelles. Même s'il y avait réchauffement, ce gouvernement ne tient aucunement compte des bénéfices que ceci pourrait nous apporter. Ce gouvernement sait-il qu'il y a douze mille ans, le Québec était couvert de plusieurs km de glace ?

19 mai 2009

P.S. Je viens de retrouver dans mes notes un projet de «règlement sur les émissions de gaz à effet de serre des véhicules automobiles», fait par le gouvernement Charest, qui proposait d'imposer à partir de l'année modèle 2010 une taxe de 5 000 $ «par équivalent de véhicule pour tout dépassement des normes maximales d'émission». Pour l'année 2010, le nombre maximal est décrété à 187 grammes d'équivalent CO2 par km. Pour l'essence, le facteur d'émission est de 2412 g/litre, ce qui équivaut à un véhicule qui fait 13 km par litre. En bas de ce kilométrage par litre, préparez-vous à payer. Ce règlement n'est pas encore en vigueur mais la ministre Beauchamp a juré à Bali (Indonésie), en décembre 2007, qu'il sera effectif quand la Californie et d'autres États américains l'auront fait. Obama vient d'ailleurs de proposer des normes similaires pour les fabricants, alors que les normes dont le Québec se vante s'appliqueraient aux concessionnaires.

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Les manipulateurs du climat
(sur le climat qu'il fait, celui qu'il fera, et celui qu'on nous fait)


Le 19 mars 2009, on ne peut pas dire que la ministre des Finances du gouvernement Charest a été un oiseau nous annonçant le printemps. En fait, l'homme qui voulait être seul au gouvernail (Jean Charest) s'est moqué de tous en offrant des cadeaux à gauche et à droite, des taxes additionnelles et une hausse importante de la dette. Ce gouvernement (les autres partis n'auraient pas fait mieux) a mis le Québec dans le trou pour longtemps, et cela même s'il y avait une reprise économique l'an prochain (ce qui semble de plus en plus incertain). Nous allons demeurer parmi les plus taxés en Amérique. Le plus pathétique (et risible) au discours de Mme Jérôme-Forget, c'est quand elle dit que le Québec va être le premier pour la défense de l'environnement en accordant des bonis pour l'achat de véhicules moins consommateurs de pétrole, au détriment des autres consommateurs. Le même jour, en Californie, le président Obama Jr. se lançait à l'attaque de ceux qui n'ont pas sa foi dans les énergies renouvelables que l'on doit payer plus cher. Nous sommes en présence de la plus grande arnaque pseudo-scientifique, défendue par des universitaires qui sont traîtres à leur science afin de bénéficier de subventions de recherche. C'est pire que les plans de relance gouvernementaux, qui ne relancent historiquement absolument rien.

Avez-vous remarqué que tous les programmes gouvernementaux (c'est-à-dire de transferts des payeurs de taxes à d'autres... bénéficiaires) sont sous-estimés ? Au Québec, c'était le cas pour l'assurance-médicaments; c'est maintenant de même pour l'assurance parentale. Et maintenant, Jean Charest nous propose de contrôler le climat sans que cela nous coûte une cenne... Les politiciens et les scientifiques à leur solde nous prennent-ils tous pour des cons ?

Le problème avec cette pseudo-science politisée, c'est que l'origine anthropique du réchauffement climatique (N.B. quand il y a réchauffement, car nous vivons présentement une période de refroidissement) est une supercherie. Voir entre autres le site de Jean Martin, ex-directeur de la recherche au CNRS (France) à www.pensee-unique.fr/. Ou Nir Shaviv (Université de Jérusalem) : «Carbon dioxide or Solar Forcing?». Ou Friends of Science.

«Published in 2002, Shaviv's analysis accounted not only for the most recent hothouse-to-icehouse transition but altogether for four major chilling events since animals first became conspicuous on the planet, a little over 500 million years ago» (from «The Chilling Stars -- A New Theory of Climate Change», Henrik Svensmark & Nigel Calder).

La vérité, c'est que nous vivons dans une période interglacière de courte durée et des périodes importantes de glaciation surviennent à tous les 100 000 ans. Il y a de nombreux cycles expliquant ce phénomène et l'absence de taches solaires n'est qu'un de ces facteurs. Dans «Unstoppable Global Warming every 1,500 years», S. Fred Singer et Dennis T. Avery les énumèrent. À 380 p.p.m. (parties par million) le niveau de CO2 est présentement à son plus bas niveau depuis 600 millions d'années et ne compose que 0,04% de l'atmosphère (4 centièmes de 1%). Il était 15 fois plus élevé au Jurassique. Les hausses de CO2 succèdent (et ne précèdent pas) aux périodes de réchauffement. Ce n'est donc pas la cause du réchauffement. Le contrôle du CO2 est un exercice futile qui donne déjà lieu à un énorme gaspillage de ressources à un moment où les grandes villes ne savent même pas où mettre leurs déchets, sans compter tous les autres problèmes comme celui du recyclage, des égouts, des aqueducs, de Montréal par exemple, une ville qui est devenue invivable malgré les centaines de millions qu'on y déverse.

26 mars 2009

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La grande arnaque des activistes du climat et des gouvernements

«Nous devons avoir le courage de rejeter les arguments de ceux qui, au nom de l'écologie, appellent à la restauration d'une nouvelle forme de dirigisme, camouflée sous le vocable de "développement durable". L'amélioration de la qualité de l'environnement dépend de l'économie de marché et de la présence de droits de propriété légitimes et garantis. L'État doit se comporter en arbitre, et non en gestionnaire. Ainsi, il sera possible d'obtenir à la fois un environnement plus propre et une société plus riche»

John A. Baden, Ph.D., Foundation for Research on Economics and the Environment, dans «L'économie politique du développement durable», cité au lien International Center for Research on Environmental Issues.
J'ai signé la Déclaration de Manhattan sur les changements climatiques (Manhattan Declaration on Climate Change). Elle dit, entre autres, qu'il n'y a aucune preuve convaincante que les émissions de CO2 provenant de l'industrialisation ont par le passé, maintenant, ou à l'avenir, une influence déterminante sur les changements climatiques. Cette déclaration a été approuvée par plusieurs scientifiques réunis cette année à New York pour une Conférence internationale et non gouvernementale sur les changements climatiques.

Nous sommes en présence d'une énorme supercherie selon laquelle des gens souvent de bonne foi croient que pour sauver la planète il faille éliminer les émissions de dioxyde de carbone (CO2).

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Les tartufes du climat, vs les sceptiques, dont les Français Yves Lenoir, Brigitte Van Vliet-Lanoë, Marcel Leroux (décédé en 2008)

«L'idée la plus généralement admise postule que ce changement [climatique] consiste principalement en un réchauffement global et qu'il serait causé par le gaz carbonique (CO2) émis par l'homme suivant le phénomène physique dit de l'effet de serre. Je fais partie des membres de la communauté scientifique, certes aujourd'hui très minoritaires, qui contestent cette interprétation, la trouvant simpliste et occultant les dangers véritables.[...] Divers paramètres nous paraissent plus importants que le CO2. Ainsi, le cycle de l'eau et la formation de divers types de nuages, avec les effets complexes des poussières industrielles ou agricoles. Ou bien les fluctuations de l'intensité du rayonnement solaire à l'échelle du siècle et de l'année, qui semblent mieux corrélés avec les effets thermiques que les variations de teneur en CO2» (citation de Claude Allègre, géophysicien et ex-ministre français, dans L'Express du 10 octobre)

En octobre, la climatocratie a accouché d'un autre gourou, en la personne d'un ancien de la Banque Mondiale qui a évalué dans un rapport volumineux (commandé et payé par le gouvernement de Tony Blair) les coûts (sans les bénéfices) des hypothèses de la climatocratie sur le changement climatique. Sir Nicholas Stern a ainsi été salué comme une bouée de sauvetage par tous les partisans de l'ingénierie climatique et, bien sûr, par nos médias crédules et serviles. Pour le rapport Stern, voir www.hm-treasury.gov.uk/. Évidemment que le catastrophisme Halloweenien a sauté sur l'occasion pour ajouter de l'eau à son moulin. Un commentaire de climateaudit.org : «This is a colossal redirection of resources to fix a problem that doesn’t exist.»

tokyoLerapport Stern nous dit, après de savants estimés sur le coût des catastrophes, qu'il y aurait un coût considérable à ne pas agir maintenant, de façon draconienne et non moins coûteuse pour le niveau de vie, afin de renverser la tendance au réchauffement climatique. Mais a-t-il visé la bonne cible ? Sur quelles hypothèses s'est-il fondé ? C'est ce qu'il importe de savoir.

La climatocratie onusienne fonde principalement sa propagande sur les conclusions de modèles à long terme de divers scénarios de l'évolution du climat. Or, la justesse des modèles dépend des données utilisées et de la représentation théorique de la réalité. La donnée la plus contestée est sans contredit la hausse subite des températures, en forme de bâton de hochey, depuis les années 90. Cette courbe a été critiquée par les Canadiens McIntyre et McKitrick, bien qu'elle soit la base du rapport de 2001 du Groupe Intergouvernemental sur les Changements climatiques (GIEC). Cette courbe, qui est le fondement des divers scénarios des modèles, a été rejetée entre autres par un comité dirigé par Edward Wegman, président de la US National Academy of Sciences committee on theoretical and applied statistics. Dans un rapport publié en août cette année, les auteurs écrivent : «Our committee believes that Mann's assessments that the decade of the 1990s was the hottest of the millennium and that 1998 was the hottest year of the millennium cannot be supported by his analysis.» (Source: Wegman_Report.pdf).choshi

Pour mieux comprendre la difficulté de produire des moyennes mondiales de température, comparons les deux graphiques ci-contre produits par la NASA (Source: www.giss.nasa.gov/data/) pour la ville de Tokyo et une petite ville située à 40 km à l'est, Choshi. Comment peut-on expliquer la hausse des températures moyennes à Tokyo ? Si nous avions seulement ces deux postes d'observation pour expliquer la température, lequel serait la mieux situé pour expliquer la température mondiale considérant que la majeure partie du territoire n'est pas affectée par le réchauffement urbain ?

Une pseudo-science pour les politiciens et activistes

C'est pourtant sur cette donnée que se fondent les idéologues du climat tels Al Gore, dans The Inconvenient Truth, Environnement Canada, l'Environment Protection Agency, Greenpeace Canada et le gouvernement du Québec.

Comment expliquer cette coalition, entre Steven Guilbault (le chef de bureau de Montréal de Greenpeace Canada, bénéficiaire d'un abonnement d'invité de Radio-Canada) et le ministre Claude Béchard (ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Gouvernement du Québec--MDDEP), si ce n'est par cette quête d'un transfert fédéral de 328 millions de $ qui permettrait de rencontrer le plan 2006-2012 déposé en juin 2006 et concocté par Béchard, ses fonctionnaires, et Greenpeace ? Qu'est devenue la climatologie au Québec et au Canada, si elle n'est pas la pseudo-science des politiciens, de leurs activistes et de tous ceux qui peuvent bénéficier des dépenses gouvernementales en matière de climat ?

Or, le Québec a la partie facile car sa production d'électricité provient en grande partie de ses barrages hydro-électriques, de même que la France, de son énergie nucléaire. Les ministres Béchard et Villepin auraient sans doute un discours moins kyotiste s'ils avaient les centrales alimentées au charbon de l'Ontario ou les sables bitumineux de l'Alberta. Tartuferie oblige. C'était hilarant de lire cette nouvelle rapportée sérieusement sur le site internet de la Coalition, sauvons Kyoto : «Les gaz intestinaux des bovidés d'Australie et de Nouvelle-Zélande produiraient trop de méthane. Les autorités des deux pays ont donc décidé d'investir des millions de dollars pour réduire les flatulences de leurs vaches en créant une race à "haut rendement énergétique"». Et se souvient-on de ce scientifique qui proposait de couvrir le Kilimanjaro d'un drap blanc afin d'empêcher la fonte du glacier ? Sauf que la fonte de ce glacier est due à l'absence relative de précipitations de neige.

Le scepticisme est le commencement de la sagesse

En science, il faut d'abord faire soi cette maxime qui dit que le doute est le commencement de la sagesse, que la recherche d'un consensus ne peut qu'être nuisible à la recherche elle-même car un consensus suppose que l'on met fin à la critique. C'est ce qu'écrit avec raison Yves Lenoir, dans son livre Climat de panique (1), pour qui les changements climatiques sont aussi vieux que la Terre elle-même !

«Vouloir, écrit-il, discuter science dans ce contexte est assez malaisé car cette même institution, l'IPCC, qui coopte et met en forme la science officielle du climat, est aussi celle qui organise et contrôle le lourd processus d'évaluation des impacts futurs (de moins en moins hypothétiques et de plus en plus prophétisés...) et qui a largement contribué à définir le contenu des traités internationaux, la Convention Climat (Rio 1992) et le Protocole de Kyoto (1997) dont la ratification et la mise en œuvre entérineraient pour l'Histoire le succès d'une stratégie d'influence engagée depuis plus de quinze ans. La crédibilité d'une telle entreprise requiert à l'évidence un consensus scientifique officiellement inoxydable. L'idée de ce consensus constitue en effet le socle de l'édifice socio-économico-politique dont la construction a débuté au milieu des années 80 et se poursuit depuis de conférence en conférence,...Berlin, Genève, Buenos Aires, Bonn, Kyoto, La Haye, Marrakech...

Consensus... ce mot n'a pas sa place en science, une activité impliquant un inlassable exercice du doute méthodique et la recherche des défauts des cuirasses théoriques.»
 (2)

Yves Lenoir, qui n'est pas le seul sceptique, souligne que la pseudo-science a proclamé l'année 1998 la plus chaude du millénaire, et pourtant, écrit-il, l'Asie du Nord et de l'Est a été frappée par «deux hivers successifs les plus longs et les plus rudes de l'Histoire».

Et si nous étions réellement en fin de période interglaciaire ?

La climatocratie affirme que l'activité humaine est responsable de la hausse du CO2 depuis une centaine d'années et que ce gaz est aussi le grand responsable de l'effet de serre; il s'ensuit que si nous sommes responsables des changements climatiques, nous pouvons donc changer le climat en cessant de produire les gaz causant l'effet de serre (CO2, vapeur d'eau, méthane, ozone, oxyde d'azote...). Je résume ainsi la bible des Al Gore et autres prédicateurs du climat. Ces hypothèses sont lourdes de conséquences, comme en fait foi le rapport de l'économiste Stern. Son chiffre : 7000 milliards de dollars. L'équivalent d'une récession pire que celle de 1930. Tout n'est pas aussi simple. Qui a-t-il donc de si nocif dans le CO2 que nous expirons et le CH4 que nous pétons ?

En fait, l'analyse des carottes de glace de l'Antarctique permet d'affirmer que la Terre a connu huit glaciations importantes depuis 500 000 ans. planète des glacesSelon Brigitte Van Vliet-Lanoë, la hausse observée du CO2, qui n'est pas une hausse inhabituelle par rapport à l'Histoire de la Terre, ne peut que retarder la venue d'une prochaine glaciation. Mme van Vliet-Lanoë était professeur en sciences de la Terre à l'université de Lille (était, jusqu'au 6 novembre dernier, consensus exige...); elle a publié en mai 2005 un volume qui est sans doute une remise en question des dogmes établis en matière de changements climatiques. Son livre, La Planète des glaces (3), est en quelque sorte un rappel des derniers 400 000 ans de l'histoire de la Terre, que l'homme serait bien prétentieux de vouloir maîtriser bien que Mme Vliet-Lanoë ne ménage pas sa critique de l'action humaine sur l'environnement. Elle propose d'ailleurs des avenues plus pragmatiques et plus immédiates, dont les bénéfices sont plus faciles à mesurer. Il est heureux que le gouvernement Harper, malgré toutes les critiques venant des activistes du réchauffement climatique, fasse encore preuve d'un certain pragmatisme.

«L'environnement de surface de la Terre est contrôlé par une série d'influences internes et externes. Le facteur externe dominant est l'énergie apportée par le Soleil, au travers de l'atmosphère. Son importance augmente, sur le long terme, avec le vieillissement de notre étoile et, à plus court terme, avec les changements de géométrie de l'orbite de la Terre autour du Soleil». Ainsi débute le chapitre 4 intitulé «Les mécanismes d'englaciation». Mme Van Vliet-Lanoë remarque que la glaciation d'il y a 500 000 ans s'est produite malgré une teneur en CO2 14 fois plus élevée qu'aujourd'hui.

Je présente l'épilogue du livre de Mme Vliet-Lanoë, épilogue intitulé «Vers une englaciation et une aridification croissantes à long terme», au lien vliet-lanoe.html.

Et si c'était le Soleil ?

Tous savent que, malgré l'effet de serre de certains gaz (pas tous), la Terre reçoit sa chaleur du Soleil et en génère aussi de son noyau magnétique en fusion. La Terre reçoit aussi des poussières stellaires et du rayonnement cosmique. Tous les autres effets dérivent de ceux-ci, sans oublier la chaleur cinétique découlant de la rotation de la Terre et de la Lune. De plus, le soi-disant effet de serre ne se produit pas en vase clos, puisqu'il y a échange entre l'eau et l'air, entre la Terre et l'espace. Or, nous sommes vers la fin d'une période intense d'activité solaire, laquelle varie selon le nombre de taches solaires.

Mme Vliet-Lanoë m'a transmis une présentation MS-PowerPoint d'un séminaire produit par The Institute of Physics Energy Management Group et WeatherAction.Ltd sur les prévisions climatiques à long terme. Le séminaire a été présenté à Londres en février 2005 et a pour titre : «It's the Sun!» Voici ma traduction de la diapositive résumant les derniers 425 000 ans :


AU COURS DES DERNIERS 425 000 ANS :

* Le climat a été surtout caractérisé par des périodes de glaciation.
* Les derniers 10 000 ans ont été, relativement, une période chaude, mais cette période se classe seulement au cinquième rang des cinq périodes brèves de chaleur des derniers 425 000 ans.
* Les derniers 1 000 ans ont été la période la plus froide depuis 10 000 ans.
* Le réchauffement depuis 80 ans n'est qu'une anomalie dans une tendance, lente mais certaine, de refroidissement.
* Sur une échelle temporelle exprimée en siècles, les niveaux de CO2 succèdent aux changements de température, non pas l'inverse.
* Le CO2 lui-même n'est pas le principal gaz à effet de serre. La vapeur d'eau a un effet au moins deux fois supérieur. Le méthane, l'ozone et l'oxyde d'azote sont aussi importants. L'impact total sur la température de tous les gaz à effet de serre est d'environ 30 °C de réchauffement.
* Le CO2 est absorbé et rejeté constamment de la biosphère et des océans. La contribution de l'activité humaine n'est que de 4%. Le CO2 représente moins du quart de l'effet de serre total.
* Le Protocole de Kyoto implique la réduction de ce 4% d'un autre pourcentage, disons de 10%. 10% de 4% de ¼ donne 0,1%. Ce 0,1% équivaut à une diminution du réchauffement d'environ 0,03 °C. Même des diminutions plus radicales, ruineuses pour l'économie, disons de 60%, réduiraient la température de seulement 0,2 °C.

«The argument that man's CO2 in the present decades has a causal link to World temperatures while 'natural' CO2 has not had such a role either over the last two hundred, two thousand or two million years is quasi-mysticism which is more suggestive of divine intervention or climate-homeopathy than science.» (Source: «It's the Sun !»).


Cette réduction de 0,2 °C est néanmoins celle qui est escomptée de la diminution prochaine du nombre de taches solaires. Depuis plusieurs décennies nous vivons dans une période d'activité solaire et magnétique intense, lesquelles durent de 50 à 100 ans. Quand l'activité solaire baisse subitement, la température terrestre baisse aussi, comme cela s'est produit à la fin du 17e siècle. C'est ce qu'on appelle le minimum de Maunder. La NASA a reconstitué, à l'aide de son modèle de circulation générale, les écarts de température entre l'année 1680 (au milieu du minimum de Maunder) et l'année 1780 (quand l'activité solaire est revenue à la normale). Voir au lien earthobservatory.nasa.gov l'image des écarts de température durant cette période montrant un refroidissement quasi général dans l'hémisphère nord. Quoique l'énergie venant du Soleil n'a diminué que d'une fraction, la NASA explique que ceci a généré un ensemble de réactions, à commencer par une diminution de l'ozone dans la stratosphère.

Quand on entend des gens dirent, et je cite«Est-ce qu'on veut vraiment une planète couverte d'êtres humains ?» (de Louis Fortier, océanographe, Université Laval, 30 juin 2006 à l'émission Vu du large, diffusée à RDI), il faut se demander si l'étatisme actuel n'est pas en train d'enfanter son monstre, le totalitarisme, au nom du Salut de la Planète. C'est pourquoi le bénéfice du doute revient à ceux qui doutent.

An Inconvenient Truth or a Convenient Lie ?

Venez partager le doute... de ceux qui doutent au site, entre autres, The Friends of Science Society. Vous y verrez que les sceptiques sont nombreux même s'ils n'ont pas pavoisé à Nairobi car l'accès leur était refusé par la climatocratie.

J'ai acheté le livre «The Inconvenient Truth», non pas le DVD, de l'ex vice-président Al Gore. Il y a de belles photos. C'est aussi un éloge de sa vie politique et de sa famille. C'est surtout la photo d'un politicien qui s'est donné une «mission», quoi qu'il en coûte. Quand la science devient politique, elle est inévitablement déformée. Elle devient propagande. Pour les sceptiques de ce que j'écris, au lien suivant il y a une critique de 120 pages (*.pdf) de la thèse de Al Gore. C'est un document du Competitive Enterprise Institute intitulé «A Skeptic’s Guide to An Inconvenient Truth», où les auteurs veulent faire la part de ce qui est one-sided, misleading, exaggerated, speculative, and wrong : «An Inconvenient Truth, Vice President Al Gore’s book on “The planetary emergency of global warming and what can be done about it,” purports to be a non-ideological exposition of climate science and common sense morality. As this commentary shows, An Inconvenient Truth is a colorfully illustrated lawyer’s brief that uses science selectively and often dubiously to advance an agenda of alarm and energy rationing.» (p. 100).



(1) Yves Lenoir, Climat de panique, Éditions Favre, Lausanne, sept. 2001. 217 p. Retour >>

(2) Climat de panique, p. 133. Retour >>

(3) Brigitte Van Vliet-Lanoë, La Planète des Glaces -- Histoire et environnements de notre ère glaciaire, Éditions Vuibert, mai 2005, 470 p. Retour >>

31 octobre 2006, modifié le 16 novembre.

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Fantaisies sur le réchauffement

Il est préoccupant de constater avec quelle facilité la plupart des gens acceptent sans mot dire les affirmations de ceux qui se disent des experts. Souvent, ces soi-disant experts ne présentent que leur perspective de la réalité et il n'y a rien de plus suspect qu'une étude, produite par des experts, qui a été commandée par des politiciens ou des groupes de pression. Les experts, comme les animateurs des médias, sont humains et cherchent la notoriété.

Au Canada, nous subissons une propagande continuelle de la part des Chevaliers de l'Apocalypse environnemental et climatique pour nous faire accroire 1. que nous nous dirigeons vers une catastrophe climatique; 2. que nous pouvons changer le climat de façon significative. C'est curieux que l'on puisse nous annoncer des catastrophes climatiques alors que les météorologues ont de la difficulté à nous donner l'heure juste pour la météo dans quelques jours; ce sont toutefois deux types de modélisation, celui du climat à long terme est basé sur des données aggrégées dans le but de mesurer l'effet de serre. La météorologie est une partie de la climatologie, et non l'inverse. Néanmoins, c'est comme l'effet du vol d'un papillon dans la théorie du chaos: une petite erreur peut conduire à des catastrophes dans cent ans. Tous les modèles sont basés sur des hypothèses et dépendent d'abord de la fiabilité des données (les données obtenues par satellite, depuis 1979, sont les plus fiables).

J'ai reçu deux livres sur ce sujet, qui défendent une thèse opposée à celle des millénaristes ou des fantaisistes de l'environnement. Il semble bien que la réponse aux deux questions précédentes soit négative. Les titres:

1. De Patrick J. Michaels, du Cato Institute, «Meltdown: The Predictable Distortion of Global Warming by Scientists, Politicians and the Media». Ce livre a été publié en novembre.

2. From The Competitive Enterprise Institute: «Global Warming and Other Eco-Myths -- How the Environmental Movement Uses False Science to Scare us to Death».

On y discute de la fonte des glaciers, du Kilimanjaro qui perd sa calotte, de l'océan Arctique, du Groenland, etc. Ces livres, et autres, sont disponibles en faisant une recherche sur amazon.com.

Voir le Fraser Forum de janvier 2003: «The Varying Sun and Climate Change» et autres études.

Pour un avant-goût, voici un commentaire du Cato Institute sur la décision de la Russie d'approuver Kyoto: «The Kyoto agreement--if fully complied with--would likely reduce the gross domestic product of the United States by 2.3 percent per year. However, according to a climate model of the National Center for Atmospheric Research recently featured in Science, the Kyoto emission-control commitments would reduce mean planetary warming by a mere 0.19 degree Celsius over the next 50 years.»

This is an excerpt from «The Consequences of Kyoto». The author, Patrick Michaels, is a professor of environmental sciences at the University of Virginia and senior fellow in environmental studies at the Cato Institute.

«Meltdown: The Predictable Distortion of Global Warming
by Scientists, Politicians and the Media»


Patrick Michaels commence son livre par une équation algébrique du réchauffement: la chaleur qui vient du soleil doit égaler la chaleur perdue par la terre; s'il y a inégalité il y a alors réchauffement ou refroidissement.

Cependant la chaleur reçue du soleil n'est pas constante et nous n'y pouvons rien. Cette chaleur varie à court terme avec l'activité des taches solaires et le rayonnement cosmique, à plus long terme avec l'obliquité de la Terre et à son excentricité par rapport au Soleil, et encore à plus long terme avec l'activité solaire elle-même qui sera croissante pour encore quelques milliards d'années. La terre produit elle-même une chaleur, par son noyau en fusion et sa rotation. On le constate à mesure que l'on descend dans une mine. Les volcans aussi sont là pour le prouver... Si ce n'était le cas, la température sur terre serait, et sans atmosphère, similaire à celle sur la lune: de grandes variations entre le jour et la nuit, donc invivable même pour les insectes.

Ce dont les modèles du climat ne tiendraient pas suffisamment compte, ce sont des effets compensateurs ou de l'interaction des changements. Ainsi, si la glace fond à un endroit dans l'Arctique il y aura plus d'évaporation. La vapeur d'eau crée 10 fois plus d'effet de serre que le gaz carbonique (CO2). L'évaporation elle-même refroidit (c'est le principe des réfrigérateurs). Les nuages et la poussière réfléchissent la chaleur du soleil. Or, s'il y a réchauffement il y a plus d'évaporation donc plus de nuages. Si la vapeur d'eau crée un effet de serre, par contre les nuages réfléchissent la chaleur. Voilà pour un effet compensateur important. Les océans stabilisent la température. Ces effets compensateurs empêchent le climat de varier brusquement.

Le film-catastrophe The Day after Tomorrow est de la fiction exploitée par des experts des médias et des activistes, rien d'autre, et qui prennent tout le monde pour des crédules. La nouvelle trouvaille serait que le réchauffement de l'Arctique va produire un arrêt du courant marin chaud appelé Gulf Stream, donc refroidir l'ouest de l'Europe et l'est de l'Amérique du Nord.

Autre exemple: le niveau des océans. La glace de l'Arctique repose déjà dans l'eau; donc sa fonte ne peut modifier le niveau d'eau. On observe aussi que si le niveau d'eau à un endroit monte, il baisse ailleurs. Le niveau s'est élevé dans certaines parties de l'Atlantique pour baisser dans le Pacifique.

Le réchauffement dû au CO2 va surtout se manifester dans un climat sec: en Sibérie l'hiver, au Sahara l'été, et généralement en hiver plutôt qu'en été, et la nuit plutôt que le jour.

Le réchauffement signifie un allongement de la saison de croissance des plantes; or les plantes absorbent le carbone du CO2, donc diminuent l'effet de serre. Pour qui connaît un peu l'histoire géologique de la terre la période actuelle apparaît comme idéale à la vie humaine. 90% du temps, la température de la terre a été plus chaude qu'aujourd'hui, et souvent plus froide. Dans des temps relativement récents à l'échelle géologique nous pouvons dire que nous venons tout juste de sortir d'une période de glaciation et les variations du climat ont été importantes depuis deux mille ans: un réchauffement de 800 à 1215 (période de colonisation de l'Islande et du Groenland); un grand froid de 1215 à 1350, et autre refroidissement de 1590 à 1860 (connu sous le nom «Petit Âge Glacière».

Les prévisions de l'ONU, sur lesquelles s'appuie l'accord de Kyoto

Seulement 33% des experts ayant produit des rapports pour le groupe intergouvernemental de travail de l'ONU sur les changements climatiques étaient des climatologues. Dans leurs prévisions pour les cent prochaines années, ces experts ont produit 245 possibilités variant d'une hausse de seulement 1,4°C à 5,8°C. Mais 50% de ces prévisions étaient sous 2,5°C, donc plus près de la prévision minimale. Ces experts n'ont fourni aucune analyse des probabilités d'obtenir 1,4°C ou n'importe laquelle des 245 prévisions. Ils ont tiré à pile ou face, sous l'influence politique, pour dire que le scénario le plus pessimiste était le plus probable.

Voici un autre exemple des prévisions venant de l'ONU: en 1980 l'ONU prédisait que la population mondiale en l'an 2050 serait de 15 milliards d'habitants; leurs estimés les plus récents parlent maintenant de 9 milliards, une baisse de 67%!

Les émissions de CO2 par habitant ont diminué. Or, tous les modèles de l'ONU sont basés sur une croissance exponentielle du CO2, croissance qui s'est stabilisée il y a déjà 25 ans. Certains scénarios de l'ONU font l'hypothèse qu'en 2100, des pays tels la Corée du Nord, la Lybie, la France, l'Argentine, auront un PIB per capita supérieur à celui des États-Unis!

La fonte des glaces

--Il y a un an je lisais un article dans le New York Times suggérant que l'on couvre d'un drap blanc ce qui reste du glacier du Kilimanjaro afin d'empêcher la fonte du glacier. Ce savant auteur ne fait pourtant que des hypothèses sur la fonte du glacier. Le glacier du Kalimanjaro a perdu 80% de son volume depuis 1912. Pourtant, des observations par satellite montrent un refroidissement dans cette région depuis 1976 alors que le volume du glacier a baissé de 12%. Que se passe-t-il? L'air est plus sec et il neige moins sur la montagne! Les draps blancs ne sont pas la solution...

--Il y a réchauffement dans l'ouest de l'Arctique (+1,5°C depuis 40 ans) mais un refroidissement modeste dans l'est, y compris le long de la partie ouest du Groenland. Il y a de 4 000 à 7 000 ans l'Arctique était en moyenne 2°C plus chaud; il était plus chaud dans les années 30. L'épaisseur moyenne de la glace dans l'Arctique a diminué à certains endroits, mais elle a augmenté dans l'Antarctique!

--Au Groenland, ce qui a été observé est différent de ce que disent les médias: l'épaisseur de la glace en hauteur a augmenté. Il est bien évident que si le réchauffement crée plus de vapeur d'eau il y aura accumulation de glace à des températures sous zéro... Au sud du Groenland, c'est de 1900 à 1930 que les températures ont augmenté, soit avant qu'il y ait une forte accumulation de gaz à effet de serre. «The reality of the overall cooling of Greenland seems to have little incluence on what environmental activists will write or what the press will repeat.»

--Oui, les glaciers fondent mais ce processus se poursuit depuis 150 ans, soit depuis la fin d'une période froide qui s'était poursuivie dans les deux siècles précédents.

Nous assistons à la... fonte des modèles climatiques

La projection la plus réaliste que l'on a de la température moyenne dans cent ans est une hausse de 1,7°C. Inutile de tenir compte des effets de l'Accord de Kyoto car ils seront minimes sur le climat; toutefois, ils seront coûteux sur le plan économique.

La fantaisie la plus énorme est sans doute que les médias et les activistes du climat attribuent à peu près tout aux changements climatiques. Dans cette cacophonie (ou cacaphonie..., si vous préférez) millénariste, les politiciens pensent se rendre utiles en se posant comme des don Quichottes se battant pour éviter des catastrophes imaginaires.

Le modèle climatique canadien, fait par le ministère fédéral de l'Environnement, est celui qui est le plus pessimiste ou catastrophique. Il faudrait savoir combien ce modèle nous a coûté.

J'ai trouvé dans ma paperasse cet article du National Post, signé Kenneth Green, et intitulé «Kyoto's bad Canadian science should be Martin's major concern». Voici un extrait: «Skeptics of catastrophic climate change theory such as myself have long complained that the way governmental agencies conduct science is badly politicized. We have also complained about a lack of consultation--although some of the world's most reputable climate scientists work in Canada, they have rarely been consulted or asked to advise the government on the science of climate change.» (National Post, 12 décembre 2003).


30 novembre 2004


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La lutte au réchauffement (Global Warming):
une nouvelle religion?


Il y a une réalité que la plupart escamotent dans l'évangile environnementaliste, c'est que notre existence même contribue à la pollution, dont le degré il va de soi varie avec le mode de vie. De grands pays pollueurs, comme la Chine et l'Inde, sont exemptés de Kyoto. D'abord, qu'est-ce que la pollution? À la limite, tout pollue: une éruption volcanique, les poissons dans l'eau, les oies blanches, etc. Nous ne pouvons exister sans respirer, sans manger, etc. C'est donc le volume de polluants qui est le problème et c'est le succès même de la race humaine à s'imposer et à se reproduire qui est foncièrement mis en question par les verts.

L'hypothèse principale derrière Kyoto est que nous sommes les seuls et principaux responsables du réchauffement planétaire. Nul doute que nous y contribuons mais l'histoire de la planète regorge de périodes de refroidissement et de réchauffement sans que nous ayons rien à y voir. Il faut se méfier de l'exploitation des faits pour en dégager de fausses conclusions. Nos cinéastes n'étaient pas là pour filmer la dernière époque glacière qui a eu des conséquences désastreuses pour nos... belles montagnes.

Un point de vue plus réaliste que celui poursuivi par les fans de Kyoto veut qu'il serait moins coûteux que nous nous adaptions au réchauffement, lequel n'aura pas de toutes façons les conséquences désastreuses annoncées par les gourous du climat (dont les propagandistes du poste MétéoMédia, porte-parole d'Environnement Canada et véhicule télévisé de tous les clichés des évangélistes de l'environnement, mais qui envoient encore leur chiotte dans nos cours d'eau!).

Évidemment, les propriétaires des véhicules utilitaires sport sont devenus la cible de ces évangélistes et totalitaristes en herbe. Il y a beaucoup de jalousie dans tout ça. Je plains au contraire celui qui a un gros moteur, pour mouvoir un véhicule pesant. Je me dis que c'est lui qui paie le carburant. Les journalistes qui critiquent les propriétaires de v.u.s. sont subventionnés (du moins ceux de Radio-Canada), le carburant ne l'est pas.

Sur le sujet du réchauffement voir:
"The Consequences of Kyoto".

Hollywood vient de sortir un film catastrophe pour nous... convaincre de cesser de respirer. Le titre: "The Day After Tomorrow". C'est un peu dans la même veine que le film "The Day After" portant sur la guerre nucléaire, mais qui avait le bénéfice d'être crédible. Voir l'article "Global Warming: the Movie", par Steven Milloy sur www.foxnews.com.
Voir aussi, sur cette page, Kyoto sent le réchauffé.

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"Brave New Climate", excerpts from an article by Patrick J. Michaels, senior fellow on environmental studies at the Cato Institute (for full article, see previous link)

"For years, enviro-luddites have assumed that anything we humans do to the global temperature is bad. The implication is that the earth's climate before the industrial revolution was somehow the Garden of Eden.

"Hardly. Much of the northern hemisphere, if not the world, was at the depths of what climatologists call the Little Ice Age. Winters in Europe were miserable. Thomas Jefferson, who, among other things, was fascinated with the notion of climate change, wrote that the oldest citizens of his time recalled that the snow in Virginia would lay on the ground for months at a time, as opposed to the few weeks that characterized his day. Now it's more like a few days. Whether the Little Ice Age was the beginning of a natural progression to the next big ice age (which is overdue by some calculations), is an experiment that cannot be run. However, the reality is that human-produced carbon dioxide has warmed things up a bit.

Is this all so bad? I sincerely doubt that a panel of the most esteemed ecologists would argue that we should bring planetary temperature down. Perhaps the most logical temperature would be the average since the last big ice age, 11,000 years ago, about a degree warmer than today. The flowering of human civilization and its co-evolution with the earth's biota are the hallmark of the post-ice age regime. Consequently, it's a pretty good argument that the mean temperature during this period is a salubrious one.

"One could hone it a bit more: The actual dawn of civilization occurred in a period climatologists used to call the "climatic optimum" (before the current era of "climatic hysteria") when the mean surface temperature was 1-2ºC warmer than today.

So where do we set the thermostat, once we realize the technological inevitability that the control is in our hands?

"That's going to be the real debate about global warming."

Patrick J. Michaels is the author of The Satanic Gases

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Kyoto sent le réchauffé

Il y a quelques décennies (certains s'en souviennent peut-être) des scientifiques nous prédisaient un retour de la glaciation parce que l'on observait une tendance à la baisse des températures. Aujourd'hui, c'est tout le contraire, même si un retour à une période glacière ne peut être exclue à très long terme. «Le changement climatique constitue l'un des plus graves problèmes environnementaux auxquels le monde ait été confronté jusqu'ici. Selon certaines prévisions, le réchauffement continu de la température terrestre déclencherait une vaste gamme de changements climatiques -- des changements qui pourraient avoir des répercussions considérables sur notre environnement, notre santé, notre économie et l'avenir de nos enfants.» Ce discours alarmiste vient de nul autre que d'Environnement Canada qui nous renvoie à son site sur les changements climatiques. Prenant pour acquis que nous aimons l'environnement, l'avenir de nos enfants, etc., les écolos et à leur tête les politiciens s'apprêtraient-ils à nous faire avaler n'importe quoi?

Pour un autre son de cloche je vous réfère à l'excellent article de l'économiste Jean-Luc Migué paru dans le webzine Le Québécois Libre du 12 octobre : «Kyoto: le Canada en voie de se faire hara-kiri». Voici les principaux éléments de l'article de M. Migué :

1. Il n'y a pas de consensus scientifique sur le réchauffement et celui-ci est grandement exagéré. «Global warming is vastly overrated as an environmental threat, argue leading climatologists Patrick J. Michaels and Robert Balling, Jr.» (The Satanic Gases: Clearing the Air about Global Warming(1).
2. L'activité industrielle compterait pour environ 5% seulement du CO2, alors que le CO2 aurait augmenté de 25%. De 25% à 50% du CO2 proviendrait de sources naturelles (forêts, océans). En fait, des changements climatiques plus importants sont survenus au cours des millénaires antérieurs et ont une cause entièrement naturelle. On a enregistré des taux record de CO2 en 1997 et 1998 qui seraient dus principalement à des feux de tourbières en Indonésie (2) et les grandes périodes de réchauffement ont correspondu à une forte activité solaire. L'effet de serre lui-même ne serait pas dû au CO2 lui-même mais plutôt à la présence de vapeur d'eau dans l'atmosphère.
3. Jean Chrétien et notre Commissaire politique à la pollution, l'ineffable André Boisclair, sont des partisans aveugles du protocole de Kyoto puisque ce protocole s'inspire d'une volonté de transformation sociale, dirigée par l'État. Or, écrit Migué, «la condamnation la plus solide de Kyoto vient sans doute de ce que l'impact net de ce traité sur la réalisation de l'objectif déclaré sera rigoureusement nul: Selon les modèles vénérés d'ordinateurs, si les dispositions en étaient appliquées intégralement, la température de la planète dans cent ans sera de 0,1 de degré inférieure. Sans la participation des États-Unis, elle ne baissera que de 0,02, je répète, de 0,02 de degré. Elle aura donc gagné 2,98 degrés plutôt que 3,00 degrés. Ce résultat illustre le caractère grotesque d'un premier ministre canadien qui convie la population à lui confier le pouvoir de changer le climat de la planète.» Et il n'y a pas que les États-Unis qui refusent de signer le protocole!
4. Ceci veut dire que les dépenses engagées pour se conformer à Kyoto ressembleront à celui qui creuse un trou pour ensuite le remplir. L'impact négatif de Kyoto est estimé à 2,6% du PIB. C'est 4000$ par tête de pipe. Des capitaux iront ailleurs, aux États-Unis en particulier, pendant que le Québec continuera de se péter les bretelles en couvrant le territoire de barrages hydroélectriques que des écolos affirment sans impact sur l'environnement (alors que l'option nucléaire est plus prometteuse).

Huit experts en climatologie se sont réunis à Ottawa le 13 novembre pour mettre en garde le gouvernement sur la ratification du Protocole de Kyoto. Ils ont bien sûr été décriés par des médias qui n'aiment pas entendre autre chose que leur point de vue. En résumé, ce qu'ils ont dit (le résumé est un extrait de «Climate experts call for Kyoto delay», Globe and Mail): «Humanity is not the primary cause of global climate change, computer models do not show catastrophic warming in the future, there is no reason to believe that current rates of temperature change are in any way different from what one would expect from entirely natural causes, and variations in the Sun's brightness, not CO2 levels, (are responsible) for most of Earth's climate change.»

Selon les connaissances actuelles, les partisans de Kyoto nous demandent de faire un acte de foi. C'est peut-être pour cette raison, qui incite à la déraison, que les politiciens et certains gourous se sont emparés du sujet. Par la peur, il est plus facile de manipuler l'opinion. Il est inquiétant de voir certains scientifiques se comporter comme des gourous alors que normalement le scepticisme doit animer toute recherche. Mais l'histoire des sciences, y compris l'économie politique, foisonne d'exemples similaires.

Soyons réalistes au lieu d'être alarmistes. Une couple de degrés de plus dans notre climat aurait des conséquences positives: moins d'accidents sur les routes et économies de carburant, économie de chauffage, de vêtements, saison allongée pour l'agriculture. Le petit réchauffement observé depuis un siècle s'est surtout manifesté en hiver... Tout n'est pas mauvais en ce bas monde.

Notes :
1. Voir la page de références du Cato Institute sur le «Global Warming». «How does that factor into warming? U.S. surface temperatures has risen a mere 0.4ºC in the last 100 years. Are we getting drier? The answer is no. U.S. precipitation has increased about 10 percent over the 20th century, an increase of around 3 inches in the last 100 years. (...) Do the math. Precipitation has increased by 3 inches. Overall, evaporation hasn't changed much at all. Even in the worst years, it has increased by 1.5 inches. So, if global warming causes climate changes, the result nationwide is an increase (not a decrease) of about 1.5 inches of available water in a bad year and 3 inches in an average year. If anything, global warming is making us wetter.» (Drought-Inspired Climate Panic, par Patrick J. Michaels).  >>
2. Voir l'article de Cybersciences «Quand les tourbières brûlent...»  >>

Le 14 novembre 2002
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Addenda : Les températures plus élevées qui sont observées seraient liées à une activité solaire plus intense. «The Sun is more active now than it has been for a millennium». Voir le New Scientist à www.newscientist.com/news/news.jsp?id=ns99994321 (un article du 2 novembre 2003).


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